FIP – SEULE L’ACTION PAYE

L’UFAP-UNSa Justice se bat depuis des années pour l’amélioration des conditions de travail des agents de l’Administration Pénitentiaire, tous corps confondus.

Suite aux élections professionnelles de décembre 2014, l’UFAP-UNSa Justice, 1ère organisation syndicale de l’Administration Pénitentiaire et du Ministère de la Justice, est aussi représentative au sein de la filière insertion et probation et milite pour améliorer les conditions de travail des CPIP avec entre autre 3 chevaux de bataille incontournables : les effectifs, la rémunération, la sécurité et sans oublier l’amélioration des conditions de travail…. 

Jusqu’à présent, certaines organisations syndicales « représentatives », tirent à boulets rouges sur l’UFAP-UNSa Justice, reprochant nos considérations prosaïques pendant que les organisations syndicales historiques s’intéressent à la « philosophie du métier ».

On nous accuse de militer pour cette « basse » question de la rémunération alors que notre Direction centrale énonçait publiquement (à l’occasion des journées internationales de prévention de la récidive), applaudie par la foule, que les CPIP vivaient « pour l’amour du probationnaire ».

Aujourd’hui, nombreuses sont les réactions des CPIP sur les terrains, émus, déçus, voire choqués, suite à l’annonce par le Ministère de la Justice et la DAP de mesures historiques pour l’Administration Pénitentiaire, notamment en terme d’effectifs et d’indemnités, qui évoque les « Personnels de l’Administration Pénitentiaire » mais oublie complètement les CPIP.

L’UFAP-UNSa Justice partage ce désarroi mais indique clairement : NE NOUS TROMPONS PAS DE COMBAT et POSONS-NOUS LES BONNES QUESTIONS. 

NE NOUS TROMPONS PAS DE COMBAT car les avancées obtenues par nos collègues sont justes et légitimes et font suite à un combat qu’ils ont dignement mené. Qu’en est-il des CPIP ?

Une réforme statutaire a bien été adoptée il y a 5 ans, réforme qui nous promettait un alignement de la grille indiciaire des CPIP sur celle des lieutenants mais qui avait oublié de préciser qu’il faudrait aux CPIP 28 ans pour atteindre l’indice sommital contre 15 ans pour les lieutenants !

Rappelons que cette réforme a été approuvée par les organisations syndicales représentatives de l’époque, celles-là mêmes qui semblent découvrir aujourd’hui le contenu de notre grille indiciaire et qui nous promettent de porter en 2016 la situation statutaire et indemnitaire des personnels d’insertion et de probation… 

Enfin POSONS-NOUS LES BONNES QUESTIONS : pourquoi nos collègues du Personnel de Surveillance obtiennent régulièrement des avancées significatives en matière de rémunération et d’indemnités pendant que les CPIP sont les éternels oubliés ? Parce qu’ils se mobilisent, parce qu’ils sont solidaires, parce qu’ils font corps, parce qu’ils n’hésitent pas à entrer en mouvement en unité.

Le 22 Octobre 2015, la filière Insertion et Probation de l’UFAP-UNSa Justice défilait aux côtés de l’unité syndicale. Mais où étaient-ils les majoritaires, les organisations syndicales « historiques » ?

Alors à présent, ils crient au loup. Les CPIP veulent en découdre. BANCO, nous sommes d’accord.

Aujourd’hui comme hier, l’UFAP-UNSa Justice continue et continuera à se mobiliser et à revendiquer pour :

  • Une réelle augmentation des effectifs permettant d’obtenir un ratio de 50 dossiers par CPIP conformément aux préconisations européennes
  • La création d’organigrammes, seul moyen de quantifier réellement les effectifs (est-il nécessaire de rappeler à ce titre que tout le monde nous a rejoint sur ce point)
  • Une réforme statutaire et indemnitaire offrant aux CPIP une rémunération à la hauteur des missions qu’ils accomplissent et qui permettra d’endiguer la désertion de notre métier
  • Une sécurisation des locaux et des pratiques des SPIP…

Pour l’UFAP-UNSa Justice, ces questions n’ont jamais été TABOU et sont au contraire le préalable indispensable à l’exercice serein de notre métier.

Paris, le 17 décembre 2015

Pour l’UFAP-UNSa Justice,

Les représentantes de la filière Insertion et Probation

Dalila FARROUDJ et Sonia DARTINET

151217 – FIP – Seule l’action paye

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