Pantin, le 24 octobre 2025
La nouvelle a de quoi révolter…
Trois détenus de la prison de Paris – La Santé ont été placés en garde à vue après avoir proféré insultes et menaces à l’encontre de Nicolas SARKOZY. Quelles que soient les suites données, ils seront transférés dans un autre établissement sur décision du garde des Sceaux. Une réaction immédiate, fulgurante, quasi exemplaire…
Mais une gestion à deux vitesses !
Pour nos collègues, la réalité est tout autre…
Les agents attendent, les dossiers s’enlisent, les plaintes s’éteignent dans l’indifférence.
Pendant que les personnels encaissent des coups, des crachats et des humiliations, l’État détourne le regard. Mais quand il s’agit d’un ancien Président de la République, tout le système se met au garde-à-vous !
Deux poids, deux mesures…
Deux fonctionnements : l’un pour les puissants, l’autre pour les oubliés de la République !
Faut-il rappeler à l’État que sans les Femmes et les Hommes de l’administration pénitentiaire, aucune justice ne tient debout ? Ce sont eux qui assurent la sécurité, la réinsertion, la discipline et la dignité du service public. Ce sont eux qui, chaque jour, prennent les coups, encaissent les insultes, et continuent d’assurer la mission régalienne la plus essentielle. Et quelle est la récompense ?
Le mépris ! L’oubli ! L’humiliation !
Plus de 4 000 agressions physiques et 20 000 agressions verbales sont recensées annuellement par la DAP : où sont les sanctions disciplinaires et pénales ?
L’UFAP UNSa Justice refuse que les agents soient moins considérés qu’un détenu, fût-il ancien Président !
L’UFAP UNSa Justice refuse qu’une insulte envers un détenu vaille plus qu’une agression envers un fonctionnaire de la République !
L’UFAP UNSa Justice refuse cette gestion à deux vitesses qui piétine l’égalité et salit la devise républicaine !
Les Personnels Pénitentiaires ne sont pas des citoyens de seconde zone !
Les agents méritent respect, réactivité et protection. Car ce sont les personnels pénitentiaires qui tiennent debout une institution à l’agonie, souvent au prix de leur intégrité physique et de leur santé.
L’UFAP UNSa Justice exige une réponse administrative et judiciaire rapide, ferme et systématique pour tout acte commis à l’encontre d’un agent pénitentiaire.
Quand on attaque un agent, c’est la République qu’on attaque !
Le Secrétaire général,
Alexandre CABY