vendredi 12 juillet , 2019

HARCELEMENT – MA Le Mans Les Croisettes

Cela fait plusieurs semaines que la direction de cet établissement  a instauré un climat de peur et de tension notamment au bâtiment administratif à tel point que plus personnes n’ose plus sortir de son bureau.

Ce climat malsain est arrivé au niveau des personnels de surveillance, pour commencer, avec la brigade parloir famille.

Vendredi 06 Février 2015, nos collègues des parloirs familles ont été de nouveau reçus par le directeur adjoint, et assisté, cette fois par son chef de détention.

Lors de cette réunion le directeur adjoint est entré dans une folie bafouant nos droits les plus fondamentaux :

– Droits syndicaux

– Droits d’expression

– Respect de la dignité humaine

A la demande de nos collègues, l’UFAP Unsa Justice est venu les assister.

Le directeur adjoint, s’est exprimé à l’encontre de nos collègues du parloir en ces termes :

« VOUS ME PRENEZ POUR UN CON, VOUS ETES BIEN TOMBE AVEC MOI JE SUIS TRES CON »,

Leur reprochant de ne pas avoir un comportement professionnel déjà reproché le 21 janvier 2015.

Lorsque l’UFAP Unsa Justice a demandé la parole, ce même directeur m’a répondu :

«  VOUS MONSIEUR , VOUS LA FERMEZ, VOUS PARLEREZ LORS D’UN CT, OU BIEN VOUS SORTEZ,  MAIS LES AUTRES AGENTS EUX JE LEUR ORDONNE DE RESTER, ICI, C’EST MOI QUI PARLE VOUS N’AVEZ RIEN A DIRE »

Le ton est monté et l’UFAP Unsa Justice a demandé si nous étions dans un tribunal en face de deux juges ?

Le  chef de détention, l’air amusé par cette ambiance, m’a répondu :

« VOUS VOUS TAISEZ MONSIEUR » et le directeur adjoint m’a répondu

«  OUI NOUS SOMMES DANS UN TRIBUNAL SI VOUS VOULEZ »

Monsieur le directeur, que vous ayez des reproches à faire aux personnels, dont les fondements réels seront étudiés ultérieurement, ne vous autorise en aucun cas à les malmener de la sorte en leur montrant si peu de considération que vous utilisez pourtant pour vos détenus.

Nous vous rappelons que vous aussi vous êtes tenu par un code de déontologie.

Nous vous rappelons également que les risques psycho sociaux existent réellement, que lors de cette réunion la surveillante présente est enceinte et qu’il n’y a pas que les coups physiques qui font mal.

L’UFAP-UNSA Justice s’indigne de ces comportements et continuera à les combattre.

L’UFAP-UNSA Justice suivra de prêt l’évolution de cette affaire.

Le 9 février 2015, Le  Mans Les Croisettes

Le secrétaire local UFAP

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