Il est tellement plus simple de presser le personnel comme des citrons que d’agir pour sa sécurité !

Tout laisse à penser que le protocole signé par L’UFAP UNSa justice en janvier dernier, laisse un goût amer à une Administration archaïque plus prompt à donner le téléphone aux détenus ou à appréhender nos chérubins comme dans un camp de colonie de vacances ou d’un mauvais remake du Monde des Bisounours.

l’UFAP Unsa Justice était intervenue pour que les stagiaires ayant participé au mouvement de janvier dernier n’aient pas de prolongation de plusieurs mois comme cela était envisagé par la DAP. Malheureusement, celle-ci applique une nouvelle fois la politique de la terre brulée. N’ayant pas pu exécuter son matraquage sur les stagiaires des dernières promotions, celle-ci dans un souci de vengeance à la petite semaine applique une jurisprudence, à savoir que les jours de grève ne sont pas considérés comme des jours de stage non validés et prolonge d’autant de jours de grèves les personnels stagiaires. HONTEUX

Pour comprendre la situation, dans les années 1950, le Gouvernement avait décidé de ne pas payer les journées de grève. Une circulaire d’application indiquait à l’époque que « les périodes d’interruption volontaire du travail liées à des mouvements de grève, bien que non rémunérées, étaient néanmoins prises en compte dans l’ancienneté exigée des intéressés tant pour l’avancement de grade, de classe ou d’échelon que pour la retraite ». D’ailleurs les retenues pour pension de retraite sont normalement acquittées pour ces périodes. Ces dispositions étaient favorables aux agents et facilitaient la gestion.

Depuis, diverses jurisprudences ont infirmé la position de l’Administration avec l’obligation de tenir un décompte des jours de grève, pour chaque agent, sans discontinuité sur l’ensemble de la carrière. L’incidence de cette mesure engendre la non comptabilisation des jours de grèves dans le calcul des cotisations et dans la carrière d’un agent sur son avancement et la période de prise en compte pour la stagiairisation.

Dans son élan de grande générosité, cette DAP, qui traine des pieds pour menotter les détenus récalcitrants et/ou les mettre dans des quartiers spécialisés applique la facilité, à savoir écraser son « petit personnel ».

L’UFAP UNSa Justice alerte les agents sur cette situation, les invite à scruter leur fiche de paie, car si ces journées ne comptent pas pour la carrière et la retraite, elles ne sont pas non plus soumises à cotisations. Notre organisation ne rentrera pas non plus dans une quelconque polémique où certains vont une nouvelle fois dégainer leurs mensonges, accusant de tous les mots notre organisation. Il est tellement plus simple de ne rien faire et de vociférer en brassant du vent. Pour l’UFAP Unsa Justice, la sécurité des personnels n’a pas de prix, il est urgent de mettre en application les mesures obtenues par l’UFAP UNSa Justice (menottage, équipements de protection etc…)

L’UFAP UNSa Justice, considère que ce stratagème constitue une discrimination à l’égard de ceux qui participent à l’action syndicale. L’UFAP UNSa Justice exige de la DAP de revoir cette situation et de se concentrer sur l’essentiel, à savoir la Sécurité des Personnels dont elle est responsable.

Pour l’UFAP Unsa Justice, Paris le 21 aout 2018.
Le Secrétaire Général Adjoint
Stéphane BARRAUT

trentieme et carriere

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