Organisation Syndicale Multi-Catégorielle

IL Y A 30 ANS…HOMMAGE A FRANCIS CARON

L’UFAP UNSa Justice était présente aujourd’hui à la cérémonie en hommage à notre collègue Francis CARON, mortellement agressé le samedi 15 aout 1992 à la maison d’arrêt de Rouen.

Ce jour-là, en début d’après-midi, Francis, surveillant principal, est attaqué par un détenu dit à « haut risque » alors qu’il effectuait, seul, le sondage des barreaux. Le détenu l’a frappé dans le dos à plusieurs reprises avec un couteau artisanal avant de s’emparer de la barre métallique de sondage et de lui porter plusieurs coups à la tête. Hospitalisé au CHU de Rouen, il décèdera des suites de ses blessures le 17 aout.

C’est avec respect et humilité que notre organisation syndicale honore sa mémoire et renouvelle son soutien et sa sympathie à sa famille et ses proches.

C’est à la suite de cette tragédie que les Personnels, à l’issue d’un légitime mouvement de colère de près de 3 semaines, obtenaient la mise en place d’une nouvelle procédure pour réaliser le sondage barreaux (obligation d’être 2) et un système d’alarme portative individuelle.

Il y a 30 ans, par la voix de Gilles SICARD, secrétaire général de l’époque, L’UFAP UNSa Justice dénonçait déjà « le laxisme insupportable de toute la hiérarchie pénitentiaire et le je m’en foutisme de la classe politique ».

Il avait également exigé l’ouverture de négociations sans délai sur le dossier de la sécurité et la création de « structures ou établissements spécialisés afin de purger la détention normale de ses éléments dangereux qui la pourrissent et entretiennent le climat de violence qui règne depuis de trop longues années ».

En 2022, qu’est-ce qui a changé ?

Une surpopulation carcérale exponentielle, plus de 21.0000 agressions de surveillants et un énième plan de lutte contre les violences.

Trois décennies plus tard, les détenus dangereux sont de plus en plus nombreux avec des profils divers et variés, le niveau de violence à l’encontre des Personnels va crescendo et les limites sont sans cesse repoussées pour accorder des droits toujours plus exorbitants à une population pénale toujours plus vindicative !

L’UFAP UNSa Justice insiste sur la nécessité de poursuivre la réflexion visant à redéfinir les métiers des personnels afin de les placer au cœur du dispositif. Cette redéfinition ne doit pas se faire au profit de la rationalisation des effectifs ou par le recrutement de contractuels. Tous les moyens doivent être mis à disposition afin de positionner les agents en tant que RÉFÉRENTS et de lutter contre leur isolement physique en instaurant le travail en équipe des personnels de surveillance en détention.

Plus que jamais, L’UFAP UNSa Justice condamne l’inaction des gouvernants, des pouvoirs publics et réaffirme que l’administration pénitentiaire doit être dotée des moyens nécessaires pour mener une politique ambitieuse et réaliste, tout en ayant conscience que celle-ci doit s’accompagner de moyens législatifs, matériels, financiers et surtout humains…

L’UFAP UNSA JUSTICE, 35 ANS D’ENGAGEMENT QUOTIDIEN AU SERVICE DU TERRAIN !

Le Secrétaire Général,
Emmanuel CHAMBAUD

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