L’UFAP UNSa Justice UR de Toulouse dénonce avec la plus grande fermeté la situation totalement inadmissible imposée aujourd’hui aux agents des PREJ d’Occitanie inscrits au concours Major Expertise du 11 décembre.
Alors que les personnels des PREJ se sont inscrits en toute légitimité à ce concours ils se retrouvent aujourd’hui confrontés à une pression injustifiable : selon l’administration, leur participation au concours mettrait en péril l’organisation des extractions judiciaires.
Les faits sont clairs :
L’officier ARPEJ a sollicité le Directeur interrégional pour obtenir de celui-ci de retenir les agents le jour du concours, au motif que leur absence pourrait empêcher d’assurer les extractions judiciaires.
Le Directeur interrégional, loin de s’y opposer, valide cette demande et en assume désormais l’entière responsabilité : laisser partir l’ensemble des agents inscrits pourrait conduire à un manque d’effectifs au point de « provoquer la remise en liberté de personnes détenues ».
Au-delà du niveau interrégional, la DAP porte également une responsabilité majeure dans ce procédé puant et discriminatoire. En effet, elle a imposé un calendrier de concours irréaliste, sans anticiper l’afflux d’inscriptions lié à la rétroactivité, ni les besoins des services. Aucune mesure d’organisation, aucun renfort, aucune adaptation : le néant et résultat : ce sont encore les acteurs du terrain qui paient l’absence d’anticipation de l’administration centrale. Si la DAP avait fait son travail, personne ne serait aujourd’hui empêché de se présenter au concours.
Autrement dit, l’ARPEJ propose de bloquer l’évolution de carrière des agents, le DI entérine cette logique, et la DAP, par son absence totale d’anticipation et d’organisation, en est tout aussi responsable
Une décision inacceptable, indéfendable et profondément injuste.
Et puisqu’il faut dire les choses clairement :
Ces nouveaux grades de Brigadier-Chef Expertise, Major Expertise sont issus de la réforme dite “historique” portée main dans la main par l’administration et Force Ouvrière.
C’est cette réforme qu’ils n’ont cessé de brandir comme leur victoire majeure.
Mais aujourd’hui, sur le fait que des agents risquent purement et simplement de ne pas pouvoir se présenter au concours… on n’entend plus personne. Pas de déclaration triomphale. Pas de communiqué éclatant, juste du silence et du mépris comme pour la gestion de la filière encadrement qui meurs chaque jour un peu plus !
FO prend manifestement plus de temps pour critiquer l’UFAP que pour défendre les collègues concernés par leur propre réforme. Leur silence assourdissant vaut aveu de faiblesse.
L’UFAP UNSa Justice UR de Toulouse le rappelle avec force :
– Les agents ont le droit de participer au concours.
– Les agents n’ont pas à compenser les manques chroniques d’effectifs.
– Les agents ne doivent jamais être sacrifiés pour pallier les carences d’une administration incapable d’anticiper et de planifier.
Cette situation est le résultat direct d’un calendrier national bâclé, d’un fonctionnement défaillant des pôles d’extraction judiciaire et d’une gestion totalement déconnectée des réalités du terrain.
Et l’administration, toujours plus culotée, ose demander aux agents d’en supporter les conséquences ? Jamais nous n’accepterons.
L’UFAP UNSa Justice UR de Toulouse exige :
– La garantie absolue que tous les agents inscrits participeront au concours du 11 décembre ;
– Que la DAP, la DI et l’ARPEJ trouvent des solutions organisationnelles internes plutôt que de bloquer la carrière des personnels.
L’UFAP UNSa Justice UR de Toulouse ne laissera pas l’administration sacrifier l’avancement des personnels pour masquer ses propres insuffisances.
Les agents ont des droits. L’administration a des obligations.
Et certains syndicats feraient bien de s’en souvenir.
Les Secrétaires Généraux
UFAP UNSa Justice UR de Toulouse