mercredi 10 juillet , 2019

La DAP vient de commettre un acte manqué et répréhensible

Dans notre démocratie française, les syndicats disposent d’une liberté d’expression.

Ce droit fondamental et constitutionnel constitue le socle du libre droit d’expression des travailleurs leur permettant d’exprimer leurs opinions et revendications !…

Les représentants des Personnels peuvent exercer dans le cadre de l’accomplissement des missions et tâches qui leur incombent, l’exercice du droit syndical tel qu’il est défini par la loi, les décrets et circulaires.

Ainsi, un syndicat a le droit de communiquer librement des informations au public et/ou de critiquer et dénoncer les décisions de l’employeur et les conditions de vie et de travail, soit sous la forme d’affiches ou de tracts ou encore de façons différentes !…

Compte-tenu du contexte syndical et social, la jurisprudence tolère même que les syndicats tiennent des propos critiques et durs sur les agissements des employeurs ou de leur administration, sans pour autant excéder la limite de la polémique syndicale.

Pour autant, si le syndicat ne doit pas abuser de sa liberté d’expression, ce qui serait le cas s’il tenait des propos injurieux, diffamatoires ou excessifs, jetant le discrédit sur autrui, l’employeur ne peut se soustraire à cette pratique du dialogue.

Les Agents investis de fonctions syndicales disposent, du fait de la nature de leurs fonctions et de la protection nécessaire de l’activité syndicale, d’une liberté d’expression plus large par rapport  à d’autres Agents non investis de ce genre de fonctions.

Or, l’administration pénitentiaire (sous tutelle du Ministère de la Justice!) avec des pratiques d’un autre monde, se permet de marcher sur ce droit fondamental et constitutionnel, spoliant l’action syndicale.

C’est une atteinte grave portée à la liberté d’expression en convoquant au siège de l’administration pénitentiaire sous couvert des services de l’inspection un syndicaliste afin de passer au crible son militantisme syndical !

En effet, l’inspection des services pénitentiaires agissant sur instruction de la directrice de cette administration, se permet d’auditionner un des nôtres pendant deux jours sous couvert de son statut de fonctionnaire d’état de l’administration pénitentiaire afin de passer au crible son activité syndicale !

Un nouveau mode de dialogue social vient de voir le jour au sein de l’administration pénitentiaire.

C’est une violation caractérisée à l’égard du droit syndical !…

Au lendemain des élections professionnelles, cette atteinte frontale à nos droits constitutionnels nous en dit long sur les velléités dictatoriales de nos dirigeants !… Mais à quelle fin ?!…

Autant se dire que l’année qui s’annonce sera très électrique et qu’en tout état de cause, l’UFAP-UNSa Justice n’entend pas courber l’échine face au dictat de la direction.

Si la 1ère Organisation Syndicale sait être une force de propositions, elle est et reste avant tout le premier rempart faisant obstacle au rouleau compresseur de cette administration ; et cela sous toutes ses formes !

141216 – La DAP vient de commettre un acte manqué et répréhensible…..

 

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