mardi 26 janvier , 2021

LA PRESSION MONTE !!! – Tract NANTES CP

«Alors qu’ils procédaient à la fouille des détenus lors de la réintégration des promenades, suite à de nombreuses projections, trois surveillants ont été sauvagement agressés par une bande organisée de détenus qui se refusaient à la fouille. Il aura fallu l’intervention d’un renfort conséquent de surveillants pour mettre fin à cette agression. Les surveillants, souffrants de multiples contusions, ont été transportés à l’hôpital pour des examens complémentaires. »

Il a été trouvé sur les détenus 250 grammes de cannabis, de l’herbe, de l’héroïne, des bouteilles d’alcool, un couteau d’une vingtaine de centimètres et une daurade pour accompagner le tout.

Fort heureusement, ce scénario n’est aujourd’hui que fiction, sauf pour les produits qui ont bien été récupérés ce week-end suite à des projections.

Mais à n’en pas douter, ce scénario se produira tôt ou tard sur notre établissement car, les projections, qui gangrènent notre quotidien, placent les personnels en position de danger constant.

Pourtant, l’UFAP-UNSa Justice n’a de cesse de dénoncer, faire des propositions pour enrayer quelque peu ce fléau, mais rien n’y fait ;

Le laxisme de la direction est total et l’inaction aveuglante s’apparente, maintenant, à un délit de non-assistance à personnels en danger.

Mais que faut-il donc pour que cette direction se mette une bonne fois pour toute au travail ?

Quand on voit qu’un détenu surpris en possession d’héroïne aux ateliers n’est pas déclassé sur le champ, qu’un autre détenu voulant remonter en détention en possession d’un couteau ne mérite pas la mise au quartier, ou encore un détenu qui insulte un membre de la direction reste sagement dans sa cellule.

Alors oui, les agents sont en droit de s’interroger sur les réelles capacités à diriger de ses directrices.

Les détenus ont bien compris qu’ils pouvaient en ce moment faire prospérer leurs affaires et se détourner des règles car, les vannes de « l’impunité » sont grandes ouvertes et, lorsqu’une sanction est prononcée, c’est d’une main tremblante que celle-ci est signée.

Cette situation, vous l’aurez compris, ne peut plus perdurer aussi, l’UFAP-UNSa Justice  a décidé de sonner la fin de la récréation.

– Ou la direction saisit la main tendue pour corriger le « tir » et si le modus operandi fait défaut, il n’est jamais trop tard pour prendre attache auprès de ses pairs pour arriver à se hisser du rang de directrice.

– Ou l’UFAP-UNSa Justice dénoncera médiatiquement la mise en danger permanente des personnels pénitentiaires du fait d’un laxisme dangereux mais avéré et, à suivre, d’autres modes d’actions seront proposés aux personnels afin

Une chose est sûre, la pression monte tranquillement et seule la direction peut enclencher la désescalade.

La balle est donc dans son camp !!!!

                                                                 P/ le bureau local UFAP-UNSa Justice

                                                                 Le Secrétaire Local

                                                                Le 30 novembre 2020

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