Organisation Syndicale Multi-Catégorielle

LA SÉCURITÉ TOUJOURS RELÉGUÉE AU SECOND PLAN …

Quatre jours après la tentative d’évasion déjouée à la Maison d’Arrêt d’ARRAS, l’outil ayant servi à scier le barreau reste introuvable. C’est inquiétant mais en même temps cela n’a pas l’air de déranger nos dirigeants !

Malgré la gravité des faits, la Direction Interrégionale de Lille n’a toujours pas ordonné de fouille sectorielle du quartier concerné… Ni même de l’établissement dans son ensemble !

Faut-il rappeler que cet objet dangereux est certainement encore dans les murs et pourrait servir à une nouvelle tentative d’évasion à tout moment ?

En attendant, les surveillants sont contraints de travailler en insécurité et restent exposés à un risque évident et immédiat.

IL SEMBLERAIT QUE L’ADMINISTRATION SOIT PLUS MOTIVÉE À CHERCHER DES FAILLES POUR DÉSIGNER DES COUPABLES ET AINSI SE DÉDOUANER DE SES PROPRES RESPONSABILTÉS !

Une administration qui cherche des coupables… pas des solutions ! En effet, au lieu de déclencher des mesures fortes pour sécuriser le site, l’administration semble préférer fouiller dans les différents rapports pour tenter de mettre en cause le personnel arrageois. Cette attitude est inacceptable !

Et pourtant les agents n’ont cessé, depuis des mois, de réaliser et transmettre des inventaires de sécurité concernant les caillebotis détériorés ,les œilletons cassés ou rayés empêchant la visibilité, les serrures des portes de cellules, les veilleuses de nuit des cellules dysfonctionnant empêchant les contrôles d’effectif, les lits non scellés au sol, et bien d’autres failles structurelles…

Et qu’a fait l’administration pour résoudre tous ces problèmes ? RIEN ! Aucuns travaux entrepris !

Les nombreuses alertes sont toujours restées lettres mortes, et aujourd’hui, au lieu de reconnaître cette inaction, on ose pointer du doigt ceux qui œuvrent quotidiennement pour maintenir le navire à flot malgré des conditions de travail très dégradées.

L’UFAP UNSa Justice dénonce l’attentisme de l’administration et exige :

 Une fouille sectorielle et minutieuse du quartier D et, par extension, de l’ensemble de l’établissement.

 Des travaux immédiats pour pallier les failles connues depuis longtemps.

 Que l’administration cesse toute manœuvre visant à détourner la responsabilité de son inaction vers les personnels.

Nous le répétons haut et fort : les agents de la Maison d’Arrêt d’ARRAS ne seront pas les boucs émissaires d’un système défaillant.

Grâce à la vigilance des agents une évasion a été déjouée le 5 août mais ce ne sera peut-être pas toujours le cas. Il faut donc en tirer les conclusions qui s’imposent et ne plus laisser les personnels travailler dans un climat de danger permanent.

La sécurité des personnels n’est pas négociable !

Le bureau UFAP UNSa Justice

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