lundi 17 juin , 2019

Lâche agression au Quartier d’Isolement

Ce Lundi 03 Juin 2019 à 10H40, lors d’un entretien avec la Première Surveillante en charge de la procédure disciplinaire, la personne détenue V.T. l’a lâchement prise à partie, en se servant d’un couteau qu’il avait dissimulé. Alors qu’elle réussit à appeler à l’aide et qu’elle tente de repousser le détenu tout en se protégeant, le gradé de roulement ainsi que les 2 agents du QID postés devant la porte du box d’audience, entrent rapidement pour venir en aide à la collègue. Sous la menace d’une arme blanche, nos agents ont finalement réussi à maitriser le forcené agressif, pour le placer en cellule disciplinaire. Fort heureusement, le pire est évité pour nos collègues.

L’UFAP-UNSa Justice dénonce cette lâche agression perpétrée par cet individu reconnu comme dangereux, placé à l’isolement depuis son arrivée au CD Tatutu, qui a de plus clairement attendu de se retrouver en audience avec un personnel féminin pour commettre son méfait.

Pour rappel, ce détenu avait déjà menacé de mort un agent du QID le vendredi 31 Mai. Le lendemain, Samedi 1er juin à l’ouverture, ce même détenu était sorti de sa cellule armé d’une fourchette et d’une casserole, déterminé à mettre à exécution ses menaces de la veille. Pourtant aucune décision de mise en prévention, ni même de suspension de sa corvée. Cette agression aurait-elle pu être évitée ? En tout cas, pour l’UFAP-UNSA Justice, cette fébrilité dans les décisions ont inévitablement conduit au passage à l’acte de ce Lundi.

L’UFAP-UNSa Justice condamne aussi fermement le manque de discernement de la Direction car l’état psychologique de nos collègues aurait dû faire partie des priorités post incident… !!! Mise à part le suivi dans la rédaction des CRI et CRP, aucune initiative n’est engagée pour orienter nos collègues vers les prises en charge psychologiques et administratives de rigueur. Aucune réorganisation interne non plus pour leur permettre de se remettre d’une intervention d’une telle intensité physique et émotionnelle. C’est même livré à eux-mêmes que nos collègues du QID ont dû continuer à tenir leur poste et faire face à la gestion de leur agresseur jusqu’à la fin de service, c’est-à-dire pendant plus de 8h… !!!

Pour l’UFAP-UNSa Justice, ce n’est pas normal et c’est inacceptable. La sécurité et l’intégrité physique des personnels doit être une priorité.

L’UFAP-UNSa Justice, exige de l’administration qu’elle reconnaisse le courage et qu’elle protège les agents intervenus au péril de leur vie.

L’UFAP-UNSa Justice exige que la Direction reconnaisse de toute évidence l’imputabilité au service pour cette agression dont nos collègues sont victimes.

L’UFAP-UNSa Justice exige également des sanctions exemplaires et immédiates à l’encontre de ce voyou.

L’UFAP-UNSa Justice exige enfin que ce détenu suivi pour radicalisation, soit transféré vers un établissement adapté à son profil.

Pascal URIMA / Eddy TEAGAI Secrétaires Régionaux UR Pacifique

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