lundi 23 septembre , 2019

Le 2ème semestre 2014 à SQF Tout proche de l’implosion !

Lyon

La situation catastrophique en effectif de personnel dénoncée régulièrement depuis plus de deux ans par L’UFAP/UNSa Justice n’aura pas suffit à réveiller nos dirigeants, le feu couvait, cette fois-ci, les flammes nous lèchent !

Et ce n’est pas faute non plus pour l’UFAP/UNSa Justice d’avoir prédit et annoncé dés 2013 qu’un point de rupture était à prévoir dont nous fixions l’échéance à l’été  2014. Nous avons tiré le signal d’alarme au prix de multiples interventions :Courriers aux autorités, tracts,  audience en préfecture, mouvements de blocage du Centre Pénitentiaire…etc 

Résultats… En plus d’être muette, voici notre administration sourde !

Pire que cela, elle a trouvé le moyen de se planter lamentablement dans ses procédures d’affectation de stagiaires en voulant qui plus est nous faire porter le chapeau avec la complicité d’une autre organisation syndicale.

Quand bien même d’ailleurs elle n’aurait pas commis cette erreur, elle ne fera croire à personne au Centre Pénitentiaire que 5 agents de plus auraient suffis à sauver notre établissement de son agonie programmée.

Notre administration reste insensible à la souffrance du personnel

du Centre Pénitentiaire de Saint Quentin Fallavier.

Comme si cela ne suffisait pas…le management local humainement impitoyable continue à déverser son autoritarisme sur le reste du personnel, celui qui a encore le courage de se lever pour franchir les portes de notre purgatoire. Sanctions par ci et par là… lettres d’observations collectives pour des faits ne concernant pas la majorité des destinataires… stigmatisation de certains agents et  instrumentalisation des autres. Tout y passe, tout est bon…!

Récemment encore un agent portant des lunettes de soleil faisait l’objet de réprimandes au motif que cela ne fait pas partie de la tenue. A noter qu’il exerçait en dehors de la détention qui plus est en extérieur et disposait d’un certificat médical… Avec ou sans certificat médical, c’est grave docteur ?   Du coup, il a craqué lui aussi !  

Le chef d’établissement, préfère déployer son énergie durant plusieurs jours sans doute pour se justifier du traitement plus que douteux réservé à un agent qui aurait eu l’audace de lui dire « NON » avant de quitter son bureau, et en profite pour passer un message d’avertissement envers quiconque oserait manifester un quelconque désaccord. 

Mater les troupes, leur saper le moral, les effets secondaires sont inévitablement garantis…, les agents déjà épuisés et dégoutés tombent comme des mouches, s’effondrent les uns après les autres, le taux d’absentéisme s’envole.

Par contre, lorsqu’il est question de travailler à des solutions face au marasme dans lequel nous nous trouvons, c’est le désert complet :

Projet UFAP/UNSa Justice de réorganisation des mouvements pour désengorger la détention ? (Au placard depuis deux ans !!)

Passage en journée continue aux ateliers ? (Le désert !)

Proposition de service en 12h00 pour les premiers surveillants de roulement? (Aucune réponse ou proposition depuis le dernier CTS…)        

Site pilote pour projet UFAP surveillant référent visant à sortir de cette dynamique. (Le Chef d’établissement annonce que si tel devait être le cas, il préférerait partir)

En résumé, tout ce qui ne vient pas de lui est bon pour la poubelle.   Mais lorsqu’on se penche sur le bilan de ces trois dernières années, pardon du peu… On ne peut pas dire qu’il y a lieu de se réjouir.

Quoi de neuf depuis 2011 si ce n’est un état des lieux désolant et une aggravation considérable et continuelle de nos conditions de travail.  Le Chef d’établissement a eu parfois à dire que ce n’était pas de sa faute s’il était mal entouré… N’est ce pas lui qui à plusieurs reprises depuis son arrivée explique que cela va changer car son équipe est investie, que la confiance est là…

Il déclarait il y a quelques semaines en arrière qu’aucun agent ne serait positionné sur deux postes en bâtiment, mensonge ou manque de clairvoyance, c’est parfois trois postes aujourd’hui qu’un même agent couvre !

Que devons-nous encore comprendre de cette consigne orale distillée cette semaine ? Les 1er surveillants ne seraient plus autorisés à solliciter d’un surveillant la rédaction d’un compte rendu professionnel sans l’accord préalable d’un officier. Cette nouvelle forme de censure viserait-elle à dissimuler des vérités ? Au-delà de la question qui se pose, ce n’est pas un bon signal en matière de confiance. 

Toute chose à une fin parait-il, mais à SQF lorsque l’on pense toucher le fond, il faut croire qu’il n’est pas assez bas… On creuse encore !

LE FEUILLETON CONTINUE

jeudi 3 juillet 2014
Pour le bureau UFAP/UNSa Justice
Rafael LOPEZ / Alain CHEVALLIER / Dominique DANIEL

Related posts