le vendredi 09 janvier 2026
Le jeudi 8 janvier 2026, lors d’une fouille de cellule au Centre de Détention, ont été découverts 88 grammes de produits stupéfiants, soit le double de ce qui avait été saisi à la MAH lors de la « fouille XXL » au cours de laquelle 34 cellules avaient été fouillées. L’UFAP UNSa Justice demande que l’administration organise une fouille générale du centre de détention. Nul doute que la quantité de couteaux, téléphones et produits stupéfiants livrés par le service « UBER drone » et saisis par les personnels serait édifiante.
De même, deux jours seulement après la fouille complète du Quartier d’Isolement (fouille XXL), les personnels ont saisi, dans les cellules de deux détenus escorte 4, liés au narcotrafic et à la criminalité organisée : 2 téléphones portables, 7 cartes SIM, une paire d’écouteurs, un câble de téléchargement et une clé Amazon.
Pire encore, chez l’un de ces détenus, les découvertes effectuées depuis le 30 septembre sont tout simplement hallucinantes : 11 téléphones, 11 chargeurs, 22 cartes SIM, une lame de scie (4 caillebotis détériorés), des airpods…
Pour l’ensemble de ces faits, la sanction totale prononcée a été de 40 jours de quartier disciplinaire, mais 0 jour effectué, suite à une simulation de suicide par incendie (placement en CPROU).
Aujourd’hui, les personnels du centre pénitentiaire de Perpignan ont le sentiment de tenter d’écoper un bateau qui coule, percé de toutes parts.
Si les sanctions prononcées ne sont pas exécutées, le signal envoyé aux surveillants est clair : malgré leur implication, leur sens du devoir et leur résilience, leur travail est rendu inutile et sans valeur. Cette situation illustre une nouvelle fois une gestion défaillante des détenus les plus dangereux, mettant en péril la sécurité de l’établissement, des personnels et décrédibilisant l’autorité de l’institution.
L’UFAP UNSa Justice réaffirme que ce type d’individu doit réellement exécuter les sanctions disciplinaires prononcées, comme chez nos voisins catalans (cellule capitonnée et lit avec système de contention pour « les crises suicidaires »).
L’UFAP UNSa Justice réclame à nouveau son transfert vers une structure sécurisée réellement adaptée à son profil.
Pour le bureau local
Les secrétaires Nicolas Mas et Pierre Grousset