Saran, le 18 mars 2026
Le 9 mars 2026, le bureau local UFAP-UNSa Justice a été informé d’une opération de renouvellement des cartes biométriques pour l’ensemble des pensionnaires. Il s’avère que la direction locale avait décidé que cette opération serait mise en œuvre, en autonomie, par chaque bâtiment sans pour autant déterminer des modalités sécuritaires pointues. QUELLE SAGACITE !
La sécurité ne faisait pas partie des éléments de réflexion des participants au concours de la stupidité. Ce manquement laissait présager que le rythme effréné de la détention avec sa multitude de mouvements à envoyer par des surveillants en sous-effectif, ne serait pas adapté à la situation.
C’est à dire que les 3 ou 4 agents sur 8 sur les maisons d’arrêt, par exemple, allaient faire descendre tous les pensionnaires au rez-de-chaussée et en même temps gérer les US, les parloirs, les parloir avocat, le sport, le scolaire, les entretiens etc…
En pensant aux difficultés des gradés roulement et des surveillants d’étage qui se tirent les cheveux pour faire tourner les bâtiments, nous nous sommes questionnés sur la manière dont nos collègues allaient réaliser cette opération. NOUS AVONS DONC ALERTE AFIN QUE DES MODALITES SECURITAIRES SOIENT ETABLIES.
Sans qu’aucune note de service ne soit diffusée, le 17 mars 2026, l’opération a été mise en œuvre sur l’une des maisons d’arrêt. Comme nous le pressentions, il s’avère que les agents, sans renfort, ont dû sortir plusieurs groupes d’une dizaine de pensionnaires pendant qu’ils avaient divers mouvements à envoyer.
Pour rappel, une opération de cette ampleur doit se penser par la logique de moyens humains et matériels qui répondent aux exigences sécuritaires. Alors COMMENT PEUT-ELLE SE METTRE EN ŒUVRE DE MANIERE AUSSI LEGERE ?
Pour les décideurs du CPOS, les difficultés auxquelles sont exposées les personnels sont tellement insignifiantes qu’il fallait leur rajouter ce grand désordre.
Pour travailler sur l’organisation des mouvements, leur cerveau est un lieu aride mais il est un volcan en ébullition pour la crétinerie. C’est HALLUCCINANT !
Comme dirait l’autre, CE QUI FAIT MAL A CET ETABLISSEMENT, CE N’EST PAS LA MECHANCETE, C’EST LA BETISE !
Le bureau local UFAP-UNSa Justice EXIGE la reprise en main immédiate de cette opération par l’établissement de modalités qui favorisent la sécurité des personnels et n’alourdissent pas leur charge de travail.
Pour le bureau local, Joseph PITA MUKUNA