LE CP A L’AUBE DE LA RADICALISATION – Beauvais CP

Il aura fallu moins de 4 mois, pour que les premiers détenus dits «radicalisés», fassent déjà parler d’eux. En effet ce lundi 7 mars, aux alentours de 17h, lors de la remontée des promenades de la M.A.H.1, un Détenu Particulièrement Signalé, et plus spécifiquement classé comme terroriste, a interpellé notre collègue, afin d’échanger divers produits avec un tiers. Devant le refus justifié de la surveillante, cet énergumène a vu rouge, et s’en est  pris physiquement à cette dernière, mais également au collègue qui se trouvait aux cotés de celle-ci, en essayant de les faire passer au-dessus de la rambarde de sécurité.

Maitrisé par les collègues venus en renforts, cet « agité du casque », n’a eu de cesse jusqu’à la sortie de son bâtiment, de menacer nos camarades, mais également d’invectiver les autres détenus, en hurlant : Vive DAESH, ALLAHOU AKBAR, et autres « slogans » du même acabit.

Six jours d’ITT pour la collègue, plusieurs agents blessés… NO COMMENT ! 

L’UFAP-UNSa Justice du C.P. BEAUVAIS souhaite un prompt rétablissement à nos collègues, et reste à leur disposition pour les aider dans leurs démarches administratives et pénales.

L’UFAP-UNSa Justice du C.P. BEAUVAIS, demande que la plus grande sévérité soit infligée envers cette racaille, et qu’il aille après un stage dans nos geôles, effectuer un stage dans une contrée lointaine, à défaut au Q.I.

L’UFAP-UNSa Justice du C.P. BEAUVAIS salue le professionnalisme des agents et leur sang-froid lors de ces interventions.

Au-delà de cet événement qui fort heureusement, s’est terminé sans drame irréparable, se pose la question de la radicalisation en prison. Pour à peine 200 détenus, nous comptons déjà 6 radicaux dont 1 déambulant au mode respect (cherchez l’erreur). L’établissement Beauvaisien, est-il devenu le « crash-test » de notre administration ? 

Depuis des lustres, L’UFAP-UNSa Justice, demande la création de structures ou d’établissements spécialisés. Si la création de quartiers spécifiques pour les islamistes radicaux a été actée, loin de nous l’idée d’engendrer une « ghettoïsation » au sein même de nos détentions.

L’UFAP-UNSa JUSTICE  en force de propositions, a présenté un projet visant à extraire les prosélytes acerbes de nos détentions. Cela demande bien évidemment des moyens humains et matériels en conséquence, ainsi qu’une profonde réflexion sur notre métier (formations, abrogation art 57, en autres).

Le métier, le monde dans son sens général, se modifient. Fini le maton ou autre gardien de prison. Les surveillants pénitentiaires ont, et continuent d’évoluer avec la société afin de répondre aux attentes de nos citoyens. Nous ne gardons donc plus des moutons, mais participons activement à la réinsertion des personnes détenues. Il est donc temps que notre institution prenne la pleine mesure de ce phénomène de radicalisation, et du danger qu’il représente à l’intérieur comme à l’extérieur de nos murs.

Beauvais, le 08/03/2016

Pour l’UFAP UNSa JUSTICE

Jooris.LEDOUX

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