Le CPF n’est pas Un Hôpital PSY !!!! – Tract CPF RENNES

Il y a une grande incompréhension au sein de notre détention au CPF, un sentiment d’abandon et de dédain par rapport au service médical concerné, pour les détenues au profil psychologique fragile et instable qui n’ont rien à faire au sein de nos détentions.

En effet, malgré de nombreux signalements faits à tous les niveaux par l’Administration Pénitentiaire, le service médical semble faire la sourde oreille à ces diligences.

Il n »est pas rare de constater que certaines détenues ont un « accès » plus facile aux UHSA que d’autres qui ont, quant à elles, été signalées à maintes reprises par les personnels de l’Administration Pénitentiaire.

Au moment de leur départ UHSA, ces détenues s’y rendent « toute pimpante et sur leur 31 », alors que les autres restent dans « leur souffrance psychologique » en détention.

En Maison d’Arrêt, nous recevons de plus en plus ce genre de personnes, qui perturbent l’ensemble de la détention. Lors d’un signalement, la dernière réponse du service médical concerné est de la laisser enfermée en cellule. Est-ce bien la solution ?

Elles en deviennent dangereuses pour les personnels de surveillance. En début de semaine, une détenue avec ce type de profil et bien qu’ayant été signalée plusieurs fois par l ‘Administration Pénitentiaire a agressé une collègue au moment de la distribution du repas.

Mais qu’attend le service médical concerné ? Qu’une de leur « patiente » au profil psychologique perturbé commette l’irréparable vis à vis d’un personnel de l’Administration Pénitentiaire ?

Nos détentions ne sont pas des annexes aux hôpitaux psychiatriques et autres structures spécialisées.

L’ Administration Pénitentiaire, bien que ses personnels soient professionnels et fassent de leur mieux pour gérer ce genre de population n’a, ni les moyens Humains, ni les moyens Matériels et encore moins les formations pour gérer ce public.

L’UFAP UNSa/Justice exige l’orientation de ces personnes au profil psychologiquement fragile vers des structures parfaitement adaptées.

L’UFAP/UNSa Justice demande que des sanctions fermes de quartier disciplinaire soient prononcées malgré tout lorsqu’il y a agression d’un personnel.

L’UFAP/UNSa Justice exige une véritable écoute de la part du service médical concerné quand un signalement leur est fait.

L’UFAP/UNSa Justice une présence au quotidien.

Le Bureau Local UFAP/UNSa Justice

Rennes, le 6 septembre 2018

 

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