Le 30 juillet 2026
Le 29 juillet, les personnels du CD de Muret ont une nouvelle fois payé un lourd tribut.
À 11h00, une bagarre impliquant cinq détenus éclate en cour de promenade, nécessitant l’intervention de renforts.
À 11h25, une nouvelle altercation au D1 mobilise encore les personnels.
Puis, à 12h20, toujours au D1, un détenu bien connu de notre établissement pour ses multiples violences provoque un incendie dans sa cellule avant d’agresser les personnels intervenants. Une Major Encadrement est blessée au bras et un collègue récemment affecté à Muret reçoit un violent coup de poing au visage.
L’UFAP UNSa Justice leur apporte tout son soutien.
L’UFAP UNSa Justice tient également à saluer les agents en postes fixes qui, dans un contexte particulièrement tendu, ont assuré la tenue des postes protégés. Une nouvelle démonstration de la solidarité et de l’engagement des personnels du CD de Muret.
CES AGRESSIONS NE SONT PAS UNE FATALITÉ !
Depuis des années, l’UFAP UNSa Justice alerte sur les profils affectés au CD de Muret. Notre établissement accueille des détenus toujours plus violents, concentrés pour beaucoup au D1, sans travail, sans formation, sans activité et sans véritable projet de réinsertion.
Une question s’impose : pourquoi affecter à Muret des détenus auxquels l’établissement n’a plus rien à proposer, sinon le confort d’une cellule individuelle ?
Lorsqu’un détenu refuse toute démarche d’insertion, multiplie les incidents et agresse les personnels, sa place n’est plus au Centre de détention de Muret. La Direction doit demander immédiatement son transfert vers un établissement adapté à son profil et, dans l’attente de son départ, prononcer son placement au quartier d’isolement afin de protéger les personnels.
Faire du CD de Muret le déversoir des maisons d’arrêt et du D1 le déversoir de l’établissement est un choix qui met chaque jour les personnels en difficulté.
L’UFAP UNSa Justice exige :
- une révision des profils affectés au CD de Muret
- des transferts pour les détenus les plus violents et réfractaires à toute réinsertion
- une répartition équilibrée des profils sur les bâtiments
- une protection réelle des personnels.
Combien faudra-t-il encore d’agents blessés avant que la Direction ne remette en question sa politique de gestion de la détention ?
Les agents ne sont pas le problème.
Ils sont ceux qui, chaque jour, empêchent le pire.
Le Bureau Local UFAP UNSa Justice MURET