Le 01 décembre 2025
La maison d’arrêt de Nantes, comme beaucoup d’établissements pénitentiaires en France, est confrontée à des problèmes de surpopulation pénale. Le manque de structures et de places complétée par une recrudescence de la délinquance locale n’arrange en rien les conditions de détention.
Ce matin à l’ouverture, on compte 985 personnes détenues pour un capacité réelle de 508 places, chaque MA compte environ 420 détenus pour 295 lits chacune, le nombre de matelas ne cessent de grimper allant même jusqu’à s’étendre au Quartier Arrivant et la MAF.
JUSQU’OU IRONS NOUS ??
L’UFAP/UNSa JUSTICE tire la sonnette d’alarme, cette situation entraîne des conditions de détention souvent difficiles, avec un nombre de détenus dépassant la capacité d’accueil prévue.
Pour l’UFAP/UNSa JUSTICE les conséquences de cette surpopulation génère des tensions entre détenus, une détérioration des conditions de vie, et surtout des difficultés pour le personnel pénitentiaire à assurer la sécurité et leurs missions de réinsertions.
Lorsque les établissements pénitentiaires sont surchargés, cela crée des conditions de détention insupportables, les personnels chaque jour font en sorte que tout se passe bien, mais cette situation engendre parfois des conflits entre détenus mais aussi avec les personnels pouvant aller jusqu’à des agressions physiques.
L’UFAP/UNSa JUSTICE appels à des réformes du système pénal pour mieux gérer les flux de la population carcérale, réduire le nombre de détenus et améliorer les conditions de détention et par le fait les conditions d’exercice des agents pénitentiaires.
Les autorités locales doivent prendre le sujet à bras le corps, lors du COVID, plus de 100 détenus avaient fait l’objet de placements conditionnés, pourquoi ne pas réitérer l’opération avec les plus petites peines.
Pour l’UFAP/UNSa JUSTICE des alternatives à l’incarcération, doivent voir le jour. Mais pas dans n’importe quelles circonstances.
Pour l’UFAP/UNSa JUSTICE
Le bureau du QMA