Le, 01/06/2026
Ce lundi 1er juin 2026, le véritable record de Seysses n’est pas celui de la population pénale. Le véritable record, c’est celui de l’absence de moyens humains : 14 personnels absents.
Quatorze agents manquent à l’appel alors que l’établissement fonctionne déjà sous tension permanente.
Une fois de plus, les personnels présents doivent absorber la charge de travail, assurer la sécurité, maintenir les mouvements et gérer les incidents qui se multiplient. MAIS JUSQU’À QUAND ?
Les premières fortes chaleurs se font sentir et avec elles, apparaissent fatigue, irritabilité et tensions.
Les incidents en détention se multiplient : Bagarres en cellule, en promenade, conflits entre détenus qui génèrent des changements de cellules à répétition et des sollicitations permanentes des agents.
Malgré cela, l’établissement continue à vouloir maintenir un niveau d’activités toujours plus important, sans tenir compte de la réalité des effectifs disponibles.
LA SÉCURISATION oui mais À QUEL PRIX ?
Depuis plusieurs semaines, les personnels constatent les « effets secondaires » de choix organisationnels qui concentrent les moyens à l’entrée de l’établissement pendant que l’intérieur continue à manquer de présence humaine.
Pendant que certains dispositifs sont renforcés, les détentions restent sous pression.
Le terrain constate chaque jour un déséquilibre croissant entre les missions confiées et les moyens réellement disponibles.
À cela s’ajoutent les difficultés liées aux validations et opérations sur GENESIS. Les habilitations d’accès ou les profils semblent ralentir davantage un fonctionnement déjà fragilisé par le manque d’effectifs. Là encore, les agents de terrain subissent les conséquences de décisions qu’ils ne maîtrisent pas.
Surveillants, Brigadiers encadrants, Officiers, sur tous les postes le constat est le même : Les personnels sont épuisés, le sentiment d’abandon grandit et la colère monte.
C’est pourquoi L’UFAP UNSa JUSTICE vous demande : Une réponse immédiate au manque d’effectifs, l’arrêt des prises de risques mettant en danger les personnels avec un mode dégradé des activités pour les détenus et le plus important une écoute et un soutien total aux personnels.
La sécurité de l’établissement repose sur des femmes et des hommes qui y travaillent chaque jour.
Continuer à ignorer leur épuisement serait plus qu’une erreur mais une faute.
IL serait enfin TEMPS D’ENTENDRE LE TERRAIN !
Le Secrétaire Local UFAP UNSa Justice SEYSSES
VIATGE Jean-Pierre