mardi 09 juillet , 2019

Lente agonie des greffes pénitentiaires : a chaque jour ne suffit plus sa peine !

Pourquoi la charge de travail s’ajoute de jour en jour sans écouter les responsables des greffes ?

Pourquoi les circulaires d’application de la réforme pénale sortent seulement quelques jours avant la date de mise en œuvre ?

Pourquoi manquons-nous de Personnel dans les greffes pénitentiaires ?

Pourquoi en plus de tout cela restons-nous constamment sollicités par les autres services ?

On parle souvent de ces thèmes en réunion mais rien ne bouge !

Voilà un condensé des interrogations des Personnels des greffes pénitentiaires relevées en ce début d’année 2015.

Le déploiement de GENESIS et la réforme Pénale sont les derniers exemples d’un management qui perd la tête. Plus personne dans l’encadrement ne se soucie des modalités d’exécution du travail. Les outils de gestion (tableaux de bord, états statistiques, rétro-plannings…) focalisent toute l’attention. L’UFAP-UNSa Justice vous remémorera à titre d’exemple la promesse d’une circulaire d’application pour la réforme pénale qui finalement arrivera dans les services des greffes le… 26 décembre au soir !!!

Quelle Honte !…

Pour seule consigne donnée aux responsables de greffes pénitentiaires :

  • « Débrouillez-vous, je ne veux pas le savoir, de toute façon il faut le faire ! ».

La pression pénitentiaire est suffisamment forte pour que ne remonte pas les problèmes. Et quand ils le sont c’est souvent en face de personnes qui n’ont pas compétence pour arbitrer ou les compétences pour comprendre – évaluer.

Incroyable ! Mais vrai !…

En parallèle du « débrouillez-vous » les greffes pénitentiaires ont vu apparaître des contre-mesures pour renforcer le contrôle (processus type RPE) imposant un certain nombre de points de passage obligés afin que le chef d’établissement ou référent RPE qui ne connaît plus le travail des greffes puisse retrouver la main sur les missions effectuées !

L’UFAP-UNSa Justice dénonce une situation explosive !

Il y a une réelle tension entre travail de masse et travailler correctement. Ce qui paraît « détail » pour le manager est le cœur de métier pour les Personnels des greffes. Cette tension génère des conflits, de l’usure, de la démobilisation.

Les Personnels des greffes pénitentiaires se sentent isolés, très souvent géographiquement dans les établissements, encore plus dans la non prise en compte de leur questionnement.

L’UFAP-UNSa Justice largement mobilisée sur les problématiques de la souffrance au travail, saisit dès aujourd’hui la Directrice de l’Administration Pénitentiaire sur cette situation de désarroi

150120 – Lente agonie des greffes pénitentiaires

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