lundi 18 janvier , 2021

LES « BLEUS » au casse-pipe ! – MA Mulhouse 

Ce jeudi 22 Janvier, une rixe a éclaté en cour de promenade où se trouvaient 38 détenus du D2-C1. Deux d’entre eux ont été pris à partie et tabassés par un groupe…

Intervention ? Oui mais… Bonjour la mise en danger !

Les officiers présents ont bien donné l’ordre aux agents et gradés d’intervenir. Sauf que l’intervention s’est faite… sans aucun équipement ! C’est non seulement abracadabrantesque, mais totalement irresponsable ! Cela relève même de la mise en danger !!!

Si la « non-assistance à personnes en danger » a été invoquée par la hiérarchie ayant donné l’ordre d’intervention, cette dernière va devoir désormais rendre des comptes sur la mise en danger volontaire des agents ! Car la réglementation et les protocoles n’ont pas été respectés !

L’UFAP/UNSa Justice ne va pas laisser passer ce scandale !

La hiérarchie n’avait qu’à réfléchir AVANT, car elle vient de déclencher la colère de ses Personnels.

Les détenus, eux, étaient équipés de lames de rasoirs et autres « joyeusetés » artisanales !

Lors du débriefing, certains agents ont fait part de leur désaccord face au manque total de sécurité lors de l’intervention… Ils n’ont eu droit qu’à la sourde oreille et à du mépris !

Certains agents ont moralement craqué !

L’Administration a soi-disant fait des risques psycho-sociaux l’une de ses priorités… Alors qu’elle mette rapidement en phase ses personnels de direction et ses gradés parce que là, c’est la Bérézina !

Une hiérarchie complètement à côté de la plaque

Lorsqu’on évoque une intervention des ERIS, on a droit à des inepties comme «On est pas à Paris»,
«On est des bleus, on fait un métier dangereux». Ouais, sauf qu’il faut que la hiérarchie retourne prendre des cours au niveau de la sécurité et qu’elle les applique ! On ne met pas volontairement en danger les agents sous prétexte de ne pas vouloir  énerver encore plus les détenus !

La hiérarchie a peur de représailles pénales de la part de la population pénale ? Il va falloir désormais qu’elle attende la même chose de la part de ses agents. Nous ne sommes pas des sous-citoyens !

Nous sommes véritablement en colère !

L’Administration va rapidement se rendre compte de cette colère. Et les (ir)responsables ayant donné les ordres ubuesques de ce 22 Janvier vont devoir rendre des comptes sur leurs fautes graves ! En outre, une question importante se pose : comment ces lames et autres armes métalliques ont-elles pu se retrouver en cour de promenade ?

L’UFAP/UNSa Justice soutient les agents qui ont été mis volontairement en danger.

Nous n’en resterons pas là, soyez-en assurés !   

Mulhouse le 23 Janvier 2015,                                                                                                                                                  

 

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