LES CRIS, LA CRASSE ET APRÈS ?…

Lundi 7 novembre 2017 une quarantaine de députés, membres de la commission des Lois, ont visité de façon « inopinée » ou presque, une trentaine d’établissements pénitentiaires sur l’ensemble du territoire. Si l’UFAP UNSa Justice se réjouit de cette initiative, il n’en demeure pas moins que notre Organisation Syndicale s’interroge sur les suites qui en découleront ?!…

Est-ce une énième « opération coup de Com’ » ou une réelle « opération coup de poing » ?

Les parlementaires débattaient mercredi dernier, en commission, de la question pénitentiaire dans le cadre de la future Loi de Programmation pour la Justice (LPJ). Effectivement, se rendre sur le lieu du drame aide à en comprendre l’ampleur !… Ce n’est pas une nouveauté : la pénitentiaire française a touché le fond depuis longtemps !… Dans pareille situation, deux solutions : soit on reste au fond et on se noie, soit on donne un grand coup de talon pour remonter à la surface… Seulement, il faut réagir vite !… En attendant la « LPJ » et sa déclinaison carcérale, il est URGENT d’agir et de faire avec ce que l’on a !

L’urgence consiste à stopper une bonne fois pour toutes le libéralisme carcéral qui gangrène l’exercice de nos missions au quotidien. Pour l’UFAP UNSa Justice, l’ordre et la discipline au sein des détentions doivent être la règle. Le rétablissement de l’autorité et de la sécurité passe obligatoirement par un repositionnement des Personnels comme acteurs incontournables, par l’instauration du travail en équipe et une redéfinition de nos métiers.

Notre Organisation Syndicale revendique l’affectation des détenus en fonction de leur profil au sein de structures adaptées tant en matière de sécurité, qu’en matière de prise en charge ; la question de la gestion des détenus islamistes en est le parfait exemple. Cette stratégie peut être rapidement mise en place et permettrait d’optimiser le parc pénitentiaire actuel en attendant les constructions programmées.

L’UFAP UNSa Justice souhaite que la Commission des Lois aille au-delà de la question du sens de la peine en engageant une véritable réflexion de fond sur l’utilité sociale de la prison : juste une peine privative de liberté ou un temps utile à l’intégration des normes et à l’apprentissage de la Liberté ?!

L’UFAP UNSa Justice, en sa qualité de Première Organisation Syndicale de l’administration pénitentiaire, demande à être entendue par les parlementaires de la Commission des Lois.

La CGLPL a son point de vue, les Personnels ont le leur !…

L’UFAP UNSa Justice est perpétuellement déterminée à mener le combat afin d’améliorer le quotidien des Personnels et faire entendre à nos dirigeants l’urgence de mettre en place une véritable politique pénitentiaire à la hauteur des enjeux.

                                                                                                                                                                                                             Paris, le 13 novembre 2017

Pour l’UFAP UNSa Justice,

Le Secrétaire Général,

Jean-François FORGET

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