jeudi 21 mars , 2019

Les Personnels pénitentiaires n’acceptent pas d’être les oubliés de la République… L’ouverture de négociations s’impose !

Cette année 2018 aura été chargée, tant l’actualité aura mis sur le devant de la scène les Personnels Pénitentiaires. Depuis maintenant plus de 30 ans, l’UFAP UNSa Justice œuvre dans l’intérêt des Personnels, sans calcul, ni démagogie. Elle y met toute sa hargne et ses tripes.

Dans le cadre des élections professionnelles, certains auront abusé de mensonges allant même jusqu’à commettre des violences morales, physiques et matérielles à l’égard de nos représentants locaux, régionaux ou nationaux. Les autres organisations se sont évertuées à ne rien faire, si ce n’est à reporter la faute sur l’UFAP UNSa Justice !

Peu importe, cela renforcera le travail que produisent nos militants au quotidien sur les structures Pénitentiaires !

MERCI A EUX pour le travail accompli au quotidien sur le terrain !…

Le combat continue…

A l’UFAP UNSa Justice, nous travaillons avec pugnacité pour tous les Corps et grades confondus ; nous ne les divisons pas !…

Tel que nous l’écrivions dernièrement : Pouvoir d’achat, revalorisation salariale, sécurité et conditions de travail sont nos principales revendications.

Le contexte actuel tant au niveau pénitentiaire que national, doit nous conduire d’une part, à poursuivre la mise en œuvre du relevé de conclusions de janvier avec différents points actés, dont certains se mettent en place, comme sur le plan indemnitaire (PSS, ICP, prime dominicale et jours fériés) et d’autre part, d’exiger l’ouverture de nouvelles négociations s’agissant du pouvoir d’achat et de la revalorisation salariale des Personnels pénitentiaires.

En effet, il est inacceptable que les Agents publics de notre ministère et en particulier de l’administration pénitentiaire soient les grands oubliés des annonces du Président de la République et plus largement du gouvernement, car à l’exception de la défiscalisation des heures supplémentaires qui concerneront les salariés du privé comme du public, aucune annonce n’a été faite malgré le gel du point d’indice, le report d’une année de PPCR  et de l’inflation galopante qui touche de plein fouet les Agents publics !

Par conséquent, dans la continuité de l’action que nous avons lancée s’agissant de l’octroi d’une prime de fin d’année défiscalisée pour tous les Personnels, l’UFAP UNSa Justice exige l’ouverture sans délai de négociations salariales sur les bases suivantes :

  • Revalorisation de La PSS pour tous les Corps. En janvier, nous avons obtenu 2 points de revalorisation sur 3 ans pour les Personnels de surveillance, le gouvernement ayant refusé d’aller au-delà de l’ISSP de la Police. Celle-ci ayant été renégociée hier soir au ministère de l’intérieur, l’UFAP UNSa Justice exige d’aller plus loin et plus vite en élargissant le champs de la revalorisation aux PA, PT et PIP.
  • Revalorisation de l’ICP pour tous les Personnels qui la perçoivent (CEA / PT) et révision des postes éligibles à l’ICP majorée. Si un pas a été fait en janvier, un deuxième doit-être franchi afin d’obtenir un réel 13ème mois, dont la correspondance se situe autour du salaire moyen d’un Agent du CEA et d’un Personnel Technique.
  • Revalorisation de l’IFO notamment pour des Personnels du Corps de commandement conformément au relevé de conclusions du mois de mars 2017.
  • Revalorisation de l’IFSE pour tous les Corps Communs et mise en place d’un CIA respectable pour les B ET C. Le ministère de la Justice ne pourra pas faire l’impasse de revaloriser les Personnels Administratifs, c’est un combat prioritaire de l’UNSa justice. Notre détermination est intacte sur le sujet, d’autant que ceux-ci n’ont obtenu aucune prime, cela doit changer rapidement !
  • Revalorisation des primes de nuits, dimanches et jours fériés…

Au-delà de l’aspect indemnitaire pouvant être négocié et mis en place très rapidement et de la mise en œuvre à venir des réformes statutaires des CPIP et de la chaine de Commandement, s’agissant du CEA, après avoir réformé ce Corps en 2005 et 2013, l’UFAP UNSa Justice souhaite ré-ouvrir le dossier statuaire des Personnels du CEA afin d’impulser une nouvelle revalorisation statutaire.

Tel que nous l’avions déjà indiqué, la réforme de la chaine de Commandement et l’évolution du Corps du CEA nous l’impose. Aussi et afin de ne fermer la porte à aucune réflexion, nous exigeons l’ouverture de ce chantier dans un calendrier contraint.

Par ailleurs, cela fait des mois que l’UFAP UNSa Justice revendique la remise à plat du temps de travail et par conséquent, la réouverture du dossier ARTT. Pour mémoire, le temps de travail au sein de l’administration pénitentiaire n’a jamais été ratifié par une Organisation Syndicale. De plus, les missions des Personnels ont énormément évoluées avec à la clé des rythmes de travail anarchiques et facteur d’épuisement et de souffrance au travail.

Pour l’UFAP UNSa Justice, sans être exhaustif, plusieurs sujets doivent être traités, comme :

  • La réécriture de la circulaire du 27 décembre 2001 (ARTT);
  • Le passage au 33h00 hebdomadaire conformément aux dispositions de l’article 1er du décret du 25 aout 2000 ;
  • La modification du statut du statut spécial permettant l’octroi aux Personnels en services postés d’avoir un deuxième repos hebdomadaire légal ;
  • La suppression du matin /nuit ;
  • L’adaptation et la prévision des rythmes de travail des Personnels en cohérence avec leurs missions et leur qualité de vie et de travail ;
  • Le droit aux vrais congés d’été et la 8ème de CA pour tous…

 

Afin de porter ces revendications légitimes, l’UFAP UNSa Justice a d’ores et déjà adressé à la garde des Sceaux nos revendications afin d’obtenir l’ouverture de négociations à l’issue de notre rencontre.

 

Une nouvelle étape doit-être franchie !…

C’est un éternel recommencement…

Notre Organisation Syndicale s’y emploie sans démagogie…

L’UFAP UNSa Justice, Proposer et Agir…

Paris, le 20 décembre 2018
Pour l’UFAP UNSa Justice

Les secrétaires Généraux

 

Les Personnels pénitentaires..

 

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