mercredi 17 juillet , 2019

LETTRE OUVERTE À MADAME LA DIRECTRICE.

Madame la directrice,

En tant que personnel de surveillance et secrétaire local de l’UFAP-UNSa Justice, je me devais de vous faire part de mon ressenti ainsi que celui d’une partie des personnels du Centre Pénitentiaire de RIOM concernant l’article du journal La Montagne paru le mardi 16 juillet 2019 intitulé : « Quand la prison anticipe la réinsertion ».

Si dans cet article, le travail des personnels est mis en avant concernant la réinsertion des personnes placés sous mains de justice, je reste quelque peu étonné de la façon dont le sujet des agressions est traité.

D’après la retranscription de vos déclarations, en 2018 il n’y aurait eu que 2 agressions graves, à savoir des gifles. Sur ce sujet, je vous engage à visionner la vidéo de l’agression du 20 juin 2018 durant laquelle un agent du QAE s’est violemment fait agresser « à grands coup de poings dans la tête » et peut-être que le terme employé « gifle » ne vous paraîtra plus approprié. Je n’imagine même pas ce que notre collègue aura ressenti en lisant l’article et j’ai une grosse pensée de soutien pour lui aujourd’hui.

D’autre part, je ne peux que m’insurger sur la banalisation des agressions verbales qui est faite dans cet article. Que l’on parle d’insultes, de menaces, de crachats ou de tentative d’étranglement, tous ces actes restent des agressions très graves et très difficiles à vivre pour les personnels. Et « NON » Madame la directrice, les agressions ne font pas partie intégrante de la gestion de la détention, cette façon de penser n’est pas celle que nous prônons à l’UFAP-UNSa Justice. Pour nous il est hors de question de penser que se faire agresser fait partie de notre métier. Ce sont avec des préjugés comme celui-là que notre profession et ses personnels sont dévalorisés et que notre administration a tant de mal à recruter…

Le secrétaire local UFAP-UNSa Justice RIOM

A Riom, le 17 juillet 2019.

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