L’Histoire Pénitentiaire ne doit pas tomber aux oubliettes !!!

Le 21 septembre 1971 au matin, deux détenus de la centrale de CLAIRVAUX, Claude Buffet et Roger Bontems, prennent en otage une infirmière Nicole COMTE et un surveillant Guy GIRARDOT.

Ces deux voyous, transférés depuis peu de la prison de Fresnes purgent de lourdes peines : Bontems a pris quinze ans pour des vols qualifiés et Buffet la réclusion criminelle à perpétuité pour avoir tué une femme dont il comptait dérober le sac… Lors d’une visite médicale, ils séquestrent Nicole et Guy à l’aide de couteaux artisanaux. Ils revendiquent une audience avec le procureur de la République de Troyes. Ils exigent par téléphone des armes et l’assurance qu’aucune personne ne tentera de les intercepter lors du trajet vers la  voiture qui les attend à l’extérieur. En soirée, le ton monte. Les mutins ne parviennent pas à obtenir ce qu’ils exigent. L’assaut est donné à 4 heures du matin par les forces de gendarmerie mais  il est déjà trop tard.

Dans la plus grande des barbaries, Nicole et Guy ont été égorgés ! Les deux criminels seront condamnés à mort en juin 1972 et guillotinés à Paris dans la nuit du 28 au 29 novembre 1972.

Le 11 septembre 1992 vers 16h,  neuf détenus : Rémy Morard, Dominique Deguis, Jimmy Segura, Franck Weiss, Roland Pettegola, Michel Ghellam, François Payen, André Gosset et Philippe Fabre, prennent en otage 11 surveillants de la maison centrale de CLAIRVAUX.

Weiss entre dans le bureau du moniteur de sport et lui pointe une arme sur le visage l’obligeant à lui remettre son  passe-partout. Il rejoint immédiatement 4 complices qui prennent en otage 2 surveillants et attendent près du monte-charge.  4 autres détenus arrivent à escalader le mur du terrain de sport à l’aide d’un espalier arraché préalablement en salle de musculation.  Derrière ce mur, un camion de la pénitentiaire dans lequel montent les 9 détenus et les 11 otages.  Dans sa course folle le camion enfonce et traverse une première porte, les mutins tentent à 3 reprises de faire sauter la deuxième porte avec des explosifs sans y parvenir alors ils décident de l’enfoncer avec le camion et se retrouvent dans la cour d’Honneur…

 Morard s’enfuit avec 1 otage et se retrouve face au surveillant  Marc DORMONT,  Morard ouvre le feu, Marc DORMONT s’écroule mais réussi à riposter et à lui loger une balle dans la tête.  Marc est sévèrement touché et décèdera de ses blessures.  Les 8 autres détenus  s’évadent… Ils seront tous repris en l’espace de 3 ans. Ils seront jugés en octobre 1999 et condamnés à des peines allant de 6 à 20 ans.

L’UFAP rappelle le devoir de mémoire de ces heures sombres de Notre institution.

Une cérémonie  commémorative aura lieu mardi 18 septembre à la maison centrale de Clairvaux.

Par ailleurs, nous avons une pensée émue pour Francis CARON assassiné lors d’un sondage de barreaux à  Rouen le 15 aout 1992.

Pour l’union régionale,

Les secrétaires généraux,

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