jeudi 19 mai , 2022

L’HOMICIDE N’EST PLUS TRÈS LOIN – CP RENNES VEZIN

Rennes/Vezin le 21 mars 2022

Les événements de ce week-end survenus au quartier d’isolement du CPH démontrent s’il en était encore besoin combien notre profession n’est pas une profession ordinaire.

Les personnels qui ont dû à maintes reprises intervenir, tantôt pour calmer un détenu poussé au suicide par deux autres comparses, et qui au final finit par mettre le feu dans sa cellule, tantôt pour intervenir dans la foulée de l’incendie, pour neutraliser les deux initiateurs involontaires (?) mais pas si innocents de cet incident… Cette deuxième intervention faisant suite au pétage de plomb du détenu le plus faible du maillon de commandement de la tentative de meurtre miraculeusement avortée. Ce maillon faible s’étant rendu sans effusion aux personnels. Il n’en fut pas de même avec le leader qui barre de fer en main voulait se payer du maton !

Au final « LES BONS » finiront par maîtriser ces méchants qui finiront tous aux quartiers disciplinaires.

On aurait pu en rester là !

C’était sans compter sur ce pseudo-leader tellement tordu qu’il décida de simuler une pendaison en plein service de nuit.

Lorsque les agents sont intervenus, le pseudo pendu s’est jeté sur les personnels avec la ferme intention de s’en faire un. Nos équipes finiront par le neutraliser, non sans peine, mais force restera à la loi, « LES BONS » gagneront une nouvelle fois la bataille contre « LE MAL ». Mais pour combien de temps… C’est une victoire amère puisque nous déplorons quatre blessés dans nos rangs.

Comment en est-on arrivé là ?

L’UFAP Unsa Justice  remercie tous les personnels confrontés ce week-end à la folie d’un homme qui n’a rien à faire dans un établissement comme le nôtre ! Nous souhaitons un prompt rétablissement à nos quatre copains blessés dans leur chair. L’UFAP Unsa Justice reste à vos côtés.

L’UFAP Unsa Justice, et ce n’est pas son rôle, ne remettra pas en cause les lois et règlements Pénitentiaire décidés en haut lieu, loin, très loin de la réalité de nos établissements…

Néanmoins, l’UFAP Unsa Justice dénonce, et elle en a le droit et le devoir, des textes inadaptés à la mission de sécurité imposée par l’État, qui ne nous donne pas les moyens humains et matériels pour mettre en œuvre et mener à bien notre mission dans la dignité et le respect de tous.

Envoyer les personnels au casse-pipe n’est pas digne de ces donneurs d’ordres. Ils ne nous respectent pas !

Ce type voulait tuer !

Ce type, après s’être offert la vie d’un co-détenu voulait ôter la vie d’un personnel pénitentiaire. Il voulait tuer du bleu !

Et le pire dans cette histoire de fou, c’est que si rien de concret n’est fait pour le soigner convenablement et durablement, ce type arrivera à ses fins …

L’UFAP Unsa Justice dénonce une nouvelle fois l’oubli dont souffre notre profession.

C’est bien beau de parler de réinsertion, encore faudrait-il nous en donner les moyens. Séparer les bons des tordus serait déjà un premier pas.

L’UFAP Unsa Justice demande le transfert immédiat du meneur vers un établissement adapté à sa pathologie, si ce type d’établissement existe encore ? Le déplacer sans le soigner réellement  c’est se rendre complice du prochain crime commit par cet individu.

L’UFAP Unsa Justice exige également de ne pas oublier de sanctionner sévèrement le deuxième détenu complice d’un appel au meurtre par suicide. Il poussait un co-détenu au suicide, ce n’est pas anodin !

L’UFAP Unsa Justice exige la remise en conformité des cellules du quartier disciplinaire. Exit la belle faïence qui fait se pâmer les visiteurs pour ne citer que ceux-là. On ne voudrait pas vexer les gens d’ici ! Remettons au goût du jour les bonnes vieilles plaques en inox qui au final restent moins dangereuses pour les personnels. Bon si vous décidez de revenir au tout béton au quartier disciplinaire comme au bon vieux temps, nous accepterons volontiers ce retour aux sources !

L’UFAP Unsa Justice souhaite la remise en service du passe-plat que des têtes « bien pensantes ? » nous interdisent d’utiliser en dehors du menottage. Encore des décideurs qui n’y connaissent rien à notre profession !

N’en déplaise aux bénits oui oui, la sécurité des personnels passe avant leurs scrupules de bisounours sélectifs.

                                                                           Pour le bureau local de l’UFAP

                                                                           Le secrétaire local

                                                           

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