lundi 14 octobre , 2019

L’UFAP UNSa Justice reçue par la garde des Sceaux

Le 20/12/2018, l’UFAP UNSa Justice interpellait la Ministre de la Justice sur la nécessité d’ouvrir rapidement des négociations salariales pour l’ensemble des corps de la D.A.P.

Après trois rencontres dont la dernière ce mardi, l’UFAP UNSa Justice a rappelé avec force ses principales revendications : Pouvoir d’achat, sécurité, revalorisation salariale et conditions et temps de travail.

Pour l’UFAP UNSa Justice le contexte actuel, tant au niveau pénitentiaire que national, doit conduire l’administration à mener à terme l’ensemble des points actés lors des différents relevés de conclusions, mais aussi, à aller plus loin notamment en matière d’évolution indemnitaire pour les Personnels (P.S, P.I.P, P.A et P.T et Contractuels).

Il est en effet inacceptable que les Agents publics soient les grands oubliés des annonces du Président de la République et plus largement du gouvernement. Il est à noter qu’à l’exception de la défiscalisation des heures supplémentaires, aucune annonce n’a été faite pour le pouvoir d’achat des fonctionnaires.

Pour l’UFAP UNSa Justice les bases sont entre autres :

Revalorisation de la PSS pour tous les Corps. En janvier 2018, nous avons obtenu 2 points de revalorisation sur 3 ans pour les Personnels de surveillance, le gouvernement ayant refusé d’aller au-delà de la PSS de la Police. Celle-ci ayant été renégociée au ministère de l’intérieur, l’UFAP UNSa Justice exige d’une part, l’accélération de la mise en œuvre des 2 points et d’autre part, une nouvelle revalorisation pour tous les corps  (PA, PS,PT et PIP).

Revalorisation de l’ICP pour tous les Personnels qui la perçoivent (CEA / PT) et Revalorisation de l’IFSE pour tous les Corps Communs avec la mise en place d’un CIA respectable pour les B ET C. Revalorisation de l’IFO notamment pour des Personnels du Corps de commandement conformément au relevé de conclusions du mois de mars 2017 et revalorisation de l’IFPIP, des primes de nuits, dimanches et jours fériés, de l’astreinte …

Le ministère de la Justice ne pourra pas faire l’impasse de revaloriser les Personnels Administratifs, c’est un combat prioritaire de l’UNSa justice.

La Ministre a posé les premiers éléments de discussion : Elle a rappelé les augmentations obtenues (notamment l’année dernière) et a fait un point sur les mesures statutaires et indemnitaires (PPCR, chaine de commandement et nouvelles mesures liées à la défiscalisation et désocialisation des heures supplémentaires…).

Elle a mis en exergue la question de la sécurité qui est également importante et l’avancée des mesures sécuritaires obtenus dans le relevé de décisions de janvier 2018. Elle a exigé de la DAP un bilan et une accélération des points à mettre en œuvre.

Au-delà de ces éléments, elle convient quand même qu’au regard de la difficulté des Personnels Pénitentiaires, une nouvelle revalorisation s’impose !… Toutefois, Elle nous a fait savoir qu’elle ne souhaite pas s’engager sur la voie de la parité police notamment parce qu’elle ne souhaite pas contractualiser un tiers des recrutements de Surveillants, comme c’est le cas au Ministère de l’intérieur avec les « ADS ». Elle est donc opposée à l’idée portée par d’autres organisations visant à accepter de recruter les Surveillants contractuels sur une durée de 5 ans avec un salaire de 1300 € .

Pour le coup, l’UFAP UNSa Justice est effectivement contre un quelconque recrutement d’emplois contractuels de Surveillants !…. La reconnaissance et la valorisation de nos métiers ne peut pas être entendu sous cette forme !

Néanmoins, elle estime qu’il y a une latitude certaine à revaloriser les Personnels pénitentiaires et notamment les Personnels du CEA avec comme point d’entrée, la sécurité, un plus large dispositif de promotions en interne pour les Personnels du CEA au sein du CEA et vers les différents corps de catégorie supérieure de l’administration pénitentiaire,  sans écarter l’aspect indemnitaire pour l’ensemble des corps de l’Administration Pénitentiaire.

Par ailleurs, pour la Ministre, la diversification des missions doit s’intensifier avec les missions cynotechniques, ESP, etc.

Elle à même évoqué la question de l’habilitation « APJ » ; sujet pour lequel elle souhaite que soit nourrit un débat sur les possibilités « ou pas » d’avancer et la pertinence de cette hypothèse.

Attentif au contenu des propos, l’UFAP UNSa Justice, syndicat multi catégoriel a réaffirmé ses exigences fixées dans son courrier du 20 décembre, au regard duquel il est impératif d’engager une négociation en vue d’une revalorisation certaines des métiers pénitentiaires.

Sur ce point, la garde des Sceaux a été réceptive. Elle nous a fait savoir qu’à ce stade elle n’avait pas de mandat pour l’engager mais, consciente de l’importance d’une négociation pour tous les corps, elle nous a confirmé que le sujet était ouvert. Pour l’UFAP UNSa Justice c’est incontournable !Par conséquent, nous allons avoir le devoir de nous revoir sur ce sujet.

L’UFAP UNSa Justice sera un interlocuteur incontournable pour revaloriser tous les corps de l’administration pénitentiaire !….

Paris, le 22 janvier 2019

Pour l’UFAP UNSa Justice,

Les secrétaires généraux.

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