mardi 09 juillet , 2019

L’UFAP UNSa Justice revendique, négocie et obtient des avancées pour les personnels !

Pour faire suite à notre comité directeur qui s’est réuni les 4 et 5 février 2019 pour la validation de nos revendications auprès de la Garde des Sceaux, l’UFAP UNSa Justice du CP Bordeaux Gradignan refuse de participer à une intersyndicale grand-guignolesque aux exigences farfelues faites sur un coin de table.

Cette entente nationale dont l’ambition proclamée du syndicat porte-étendard était de tout renverser en l’espace de 48 heures, est aujourd’hui confrontée à une dure réalité. Elle pourrait cependant l’affronter avec un sens de la responsabilité, et non pas faire chaque semaine des promesses de Gascon à seules fins de séduire et tromper un maximum de personnels.

L’UFAP UNSa Justice rappelle avec force ses principales revendications :

→ Le pouvoir d’achat des Personnels de tous Corps !… Par l’ouverture de négociations pour une revalorisation salariale (notamment indemnitaire) de l’ensemble des Corps (PA, PS, PT, PIP et Contractuels) de l’administration pénitentiaire ;

→ Le déploiement des différents relevés de conclusions (chaîne de commandement, Personnels Techniques, filière insertion/probation…) ;

→ Une doctrine d’emploi nationale pour les missions des ESP (EJ, ERIS, UH, Cyno, Elac, ELSP…), accompagnée des moyens nécessaires. Sur ce point, nous avons dernièrement fait de nouvelles propositions pour les missions EJ. Ce dossier doit avancer !… ;

→ L’ouverture de discussions sur le temps de travail, l’organisation et les rythmes de travail, sans oublier les conditions de travail, pour l’ensemble des Personnels de tous Corps ;

→ La sécurité des Personnels, avec entre autre, l’accélération et la mise en œuvre totale du relevé de conclusions de janvier 2018 car en effet, son déploiement est actuellement freiné par une caste de directeurs préférant alimenter l’angélisme au détriment de la sécurité des Personnels.

En attendant la mise en œuvre totale de l’ensemble des mesures sécuritaires actées dans le relevé de décisions de janvier 2018, l’UFAP UNSa Justice a, au grand désarroi de ceux qui prônent la politique pro-voyous, d’ores et déjà obtenu plusieurs avancées permettant d’amorcer un véritable virage sécuritaire :

→ Le retour des fouilles inopinées de cellules, ainsi que le décloisonnement de l’ART57 permettant aux surveillants de procéder de nouveau aux fouilles à corps lors de suspicions ;

→ Une nouvelle gradation des fautes et sanctions disciplinaires est parue au J.O.R.F, reclassant les fautes du 3ème degré au second puis celles du 2ème au 1er degré, avec le rajout de fautes plus graves telles que l’apologie du terrorisme, la rébellion envers les injonctions des surveillants, le franchissement des grillages de promenade et d’autres points qui seront mis en œuvre rapidement ;

→ Changement du quantum des peines de QD pour toutes les atteintes à l’intégrité des Personnels de Surveillance et de manière plus élargie aux Personnels Pénitentiaires.

Pour l’UFAP UNSa Justice, ces revendications et ces avancées ne sont qu’un point d’étape vers un maillage plus resserré de l’autorité de la troisième force de sécurité du pays.

L’UFAP UNSa Justice du CP Bordeaux Gradignan, tout comme l’ensemble des bureaux locaux de notre organisation syndicale, demande à la Garde des Sceaux de recevoir expressément nos représentants afin d’engager une ouverture de discussions sur les différents dossiers énoncés et de négociations sur le pouvoir d’achat des Personnels Pénitentiaires de tous Corps.

REDONNONS AUX PERSONNELS PÉNITENTIAIRES SES LETTRES DE NOBLESSE RÉGALIENNE.

le 18 février 2019

L’UFAP UNSa Justice

Bordeaux Gradignan

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