lundi 17 juin , 2019

MA Ajaccio, Débordement dans le bureau de la direction

Non, ce n’est pas une blague du 1er avril, mais un mauvais guet-apens du lendemain, soit le mardi 2 avril 2019. Une surveillante a été écœurée au bureau de la direction lors de sa convocation pour signer sa notation. L’agent a ressenti comme de l’injustice et a souhaité sortir, droit le plus absolu au regard de l’intégrité physique de tout citoyen.

Or le Chef d’établissement s’est mis en travers de la porte, hurlant qu’il savait aussi crier et qu’il «n’avait pas fini». On est déjà dans le jamais vu !… Mais il a joint le geste à la parole et a poussé la surveillante par les épaules pour qu’elle réintègre le lieu de son supplice. On est désormais dans l’agression ! Et tellement facile avec un personnel…

Certes, il n’y a eu ni blessure ni trace, comme disaient fièrement nos anciens gardiens de la paix qui usaient allègrement des forces motrices de l’annuaire des PTT. Mais le choc mental est plus que violent.

Comment un Chef d’établissement, maître de ses nerfs, peut-il en arriver à agir comme certains des détenus dont il a la charge, et sortir si absurdement des voies de l’exemplarité sous le coup d’un accès d’orgueil incontrôlé ? Peut-être que le fait de n’être qu’une affiche, sans réel pouvoir de décision, laissé aux mains de son Adjoint, le véritable « Parrain » de la Maison d’Arrêt d’Ajaccio, entouré de sa petite mafia, terrorisant les « petits personnels » pour qu’ils rentrent dans le rang.

Il reste à préciser que cette scène s’est déroulée en présence du capitaine et de l’adjoint au chef de détention, qui était là en tant que représentant syndical. Sa fonction le confinera donc dans les boudoirs bien confortables de l’obligation de réserve. C’est pratique !

Cette scène à peine crédible n’est que l’aboutissement d’une campagne de destruction par la notation de tous les agents, qui par l’excellence de leur travail, n’ont eu pour seul tort que de donner mauvaise conscience à une direction qu’on ne voit jamais en détention et qui a beau jeu de se jeter sur le moindre nonosse à ronger ! On en trouve toujours un petit, quand on a faim !

Certains agents exemplaires sont actuellement dans l’incompréhension suite à ces notations plus que douteuses. La surveillante violentée n’a-t-elle pas participé à la publication, parmi d’autres, d’un tract concernant l’absorption de certains breuvages qui n’ont rien en commun avec le Champomy ? Y a-t-il des sujets tabous au sein de la MA d’Ajaccio ?

L’UFAP UNSaJustice n’ose pas croire que l’on puisse bâillonner le droit syndical via des attaques ad hominem.

L’UFAP UNSaJustices’interroge également sur ce déluge de notations létales et de DE vengeresses qui atteignent certaines cibles et en évitent soigneusement d’autres qui pourtant sont chargées, dans tous les sens du terme !

Face à ces « pétages » de plomb de la direction et à sa pratique insidieuse du harcèlement administratif, l’UFAP UNSaJustice exige un AUDIT afin de tempérer le vent d’injustice et de « complotage » qui souffle actuellement sur l’établissement.

Le 12 avril 2019

Les Secrétaires Généraux

UFAP UNSa JUSTICE Paca Corse

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