Nice, le 21 novembre 2025
Le personnel de la maison d’arrêt de Nice a malheureusement l’habitude de travailler dans des conditions calamiteuses, avec des postes découverts (promenades, poste de sécurité, dispos de bâtiments, rond-point3), des étages découverts (pas besoin de surveiller nos résidents).
Des miradors qui relèvent des miradors, une nouveauté ? une bizarrerie ?
Une folie même qui ne dérange absolument pas la direction, ni même la direction interrégionale !!!
L’UFAP UNSa Justice Nice apprend que l’alarme incendie du Quartier ne fonctionne pas et que le désenfumage automatique ne se fait plus.
Depuis 2 jours, les pyromanes ne cessent de mettre le feu au QD. Bien sur, rien à voir avec l’incendie qui a ravagé la cuisine mais pour autant les fumées envahissent la détention et sont nocives pour les personnels qui interviennent.
L’UFAP UNSa Justice Nice pose la question :
«Depuis quand le système est défectueux et jusqu’à quand ?»
Avec les émetteurs récepteurs qui dysfonctionnent, les odeurs nauséabondes qui envahissent l’établissement, la prolifération des punaises de lits, la multiplication des rats qui se promènent sur les coursives, les conditions de travail des personnels sont « dégueulasses» et les conditions de détention des détenus sont indignes d’une prison de 2025 qui plus est dans la 5eme Ville de France.
L’UFAP UNSa Justice Nice l’a dénoncé déjà et le martèle encore:
Nous constatons une « dérive programmée»avec une administration plus occupée à faire des tableaux Excel, de la «réunionite» plutôt que de se préoccuper du bien-être de son personnel qui subit des rythmes de travail endiablés avec des pauses méridiennes prises « au forceps » et un relationnel vacant.
De jeunes surveillants dans la profession, peu encadrés, que l’on ne motive pas et des agressions qui sont de plus en plus nombreuses et violentes.
Tout ceci entraîne chez le surveillant à bout de souffle et proche du burn-out,
une incompréhension dans le sens et l’objectif de son travail.
A ce jour, la direction ne semble pas prendre la mesure de la détresse du personnel.
L’UFAP UNSa Justice Nice dit stop au cirque. Il est inadmissible que l’on soit obligé de découvrir des unités entières, pour permettre aux valeureux surveillants présents d’effectuer leur pause méridienne. Le personnel n’en peut plus !!!
L’UFAP UNSa Justice Nice tiendra pour responsable la direction si un drame se produit…
L’UFAP UNSa Justice, un syndicat de progrès, une présence quotidienne
Le Bureau Local UFAP UNSa Justice