mardi 25 juin , 2019

MAIS POUR QUI NOUS PREND-ON ?

Bureau local Bayonne le 04/04/2019

Preuve s’il en est de la piètre considération de nos revendications et de l’esprit mercantile et comptable à la petite semaine qui anime la DAP : les 3 postes ouverts à la prochaine CAP dédiés aux missions EJV pour notre établissement. Nous y voyons là une certaine forme de marchandage : « Allez, coupons la poire en deux ! On vous sort 6 agents mais on vous en rend 3… ».

Or, nous ne sommes pas des poires et nous ne voulons pas marchander sur la sécurité et la vie des agents. Certains agents seront amenés à assurer les EJV et la majorité des autres devront continuer le travail de détention en sous-effectif.

Travail de détention qui est, à nos yeux, prioritaire sur tout le reste.

Nous avions pourtant trouvé un consensus localement, signe de notre bonne volonté, à la condition de création d’un minimum de 4 postes, en attendant une refonte en vue des futures ELSP.

Malheureusement, nous allons droit dans le mur avec l’obligation, de fait, du mode dégradé et de déstructuration des services, qu’on ne pourra pas se permettre et qu’on n’acceptera jamais. Il nous faut donc prioriser les services de détention, la base de notre métier jusqu’à preuve du contraire, en maintenant le nombre nécessaire de 5 agents par équipe :

– quitte à repousser la date d’ouverture des EJV jusqu’à l’obtention du nombre d’agents adéquat.

– quitte à revoir à la baisse le nombre de personnels dévolus aux EJV, une équipe de 3 pour le moment, si les missions devaient quand même voir le jour en Septembre.

– quitte enfin en dernier ressort, même si ce n’est pas notre piste de travail privilégiée, à restructurer le service des agents en postes fixes pour combler les vacances de poste.

L’ UFAP reste toujours ouvert au dialogue pourvu qu’il soit constructif, mais ne transigera pas sur ses revendications légitimes.

Le 04 Avril 2019, pour le bureau local, le secrétaire.

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