Depuis dimanche, un détenu de la Maison Centrale de Saint-Martin-de-Ré est impliqué dans de multiples incidents, notamment des violences verbales, des insultes et des menaces, ainsi que des tentatives d’agression et un incendie volontaire de son matelas dans le quartier disciplinaire de la Citadelle.
Hier 23 février à 19h, à la fin de leur journée de travail, les surveillants ont encore une fois affiché leur engagement total, mettant en jeu leur sécurité malgré un manque de personnel.
Face à une situation d’incendie très dangereuse, trois agents de surveillance et une Brigadier-Chef ont su garder leur calme et faire preuve de professionnalisme en utilisant leurs ARI pour maîtriser les flammes et garantir la sécurité du détenu, malgré les insultes et menaces qu’ils ont reçues.
Cet événement a entraîné l’intervention des ELSP, des pompiers, du SAMU et de la gendarmerie, mais malheureusement, les violences verbales ont continué à régner une partie de la nuit et se prolongent aujourd’hui.
DES FAITS GRAVES, DES RISQUES PERMANENTS
Cet épisode illustre une réalité incontournable pour l’administration : nous rencontrons chaque jour des individus violents et instables, et le danger est omniprésent, de jour comme de nuit. Le personnel de surveillance est en première ligne, mais souvent, il n’a pas les moyens nécessaires pour gérer certains profils.
Le bureau local Ufap Unsa Justice salue et reconnaît le professionnalisme exemplaire des agents intervenus lors de cet incendie et demande le transfert de ce détenu instable.
Le bureau local Ufap Unsa Justice rappelle l’urgence absolue de créer des Établissements Spécialisés et Adaptés (ESA) pour les détenus avec des profils psychiatriques et violents. Ces détenus ne devraient pas être placés dans des prisons traditionnelles, surtout pas à la Maison Centrale de Saint-Martin-De-Ré.
Le respect du personnel de surveillance passe par des décisions fermes et immédiates.