MALTRAITANCE INSTITUTIONNELLE AU S.P.I.P DE SAINTES: DES PROPOS INADMISSIBLES !!!

Au sein du Ministère de la Justice, on pourrait croire que la bienveillance et le respect sont de mises entre chaque catégorie professionnelle. Mais du côté de la Charente Maritime, ce n’est pas toujours le cas !…

Pour cause, le 06/02/2018, dans un article de presse titré « l’imparfait suivi des condamnés », la Présidence du T.G.I et le J.A.P de Saintes, se sont permis de mettre en cause, pour ne pas dire « mettre à mal » les personnels du S.P.I.P!…

Une véritable insulte envers des personnels investis et travaillant dans des conditions plus que difficiles ! Mais pour certains, il fallait bien trouver un bouc émissaire et celui-ci était tout trouvé : Le Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation !
Mais a-t-on tenu compte des difficultés structurelles rencontrées par le service ?
Plusieurs années de fonctionnement en un mode dégradé : Par exemple l’été 2017, 4 C.P.I.P pour un effectif cible de 10 agents….
Un encadrement par intermittence pendant plusieurs mois….

Cerise sur le gâteau, le 29/03/2018, lors d’une réunion institutionnelle entre le S.P.I.P et les magistrats, c’est un véritable procès qui a eu lieu. Sur le banc des accusés : De nouveau le S.P.I.P ! Les charges retenues :
Le travail du S.P.I.P qualifié de « boulot de merde »
Certains rapports considérés comme du « foutage de gueule »
Une pseudo « défiance » des C.P.I.P envers les magistrats
Mais surtout, une institution judiciaire qui reconnaît clairement avoir voulu « choquer les personnels » ! Prévention des risques psycho-sociaux quand tu nous tiens !…
L’UFAP UNSa Justice DÉNONCE cette situation intolérable et ce manque de respect envers les personnels !
L’UFAP UNSa Justice condamne fermement le laxisme de nos dirigeants face à de tels propos. Les personnels ne sont nullement responsables du manque de moyens chroniques au sein des services. La 1ère Organisation Syndicale se doit de rappeler l’article 11 de la Loi n°83-634 du 13 Juillet 1983, à savoir que « la hiérarchie assure aux agents du service, une protection, lorsqu’ils font l’objet, à l’occasion de leurs fonctions, de menaces, d’outrages, de voies de fait, d’injures ou de diffamation ».
Où est donc cette protection ? Doit-on également rappeler le principe d’autonomie des S.P.I.P ?
En tant qu’O.S majoritaire de la D.I.S.P de Bordeaux, l’UFAP UNSa Justice a d’ores et déjà saisie le C.H.S.T Départemental, afin qu’une réponse exemplaire soit mise en place !…
L’UFAP UNSa Justice, une présence quotidienne !

A Neuvic, le 12/04/2018
pour le Bureau Régional,
Samuel BERHAULT & Didier BAIGNEUX & Thierry NOT

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