Organisation Syndicale Multi-Catégorielle

MANQUE D’EFFECTIFS DES SPIP DE LA DI de Lyon: LE RISQUE D’IMPLOSION DES PETITES STRUCTURES !!!

LYON, le 22/09/2025

Mépris total des valeurs de nos métiers, perte de sens, surpopulation carcérale en MF, massprobation en MO, pression managériale, les agents des SPIP sont constamment mis à l’épreuve et le mal-être au travail gagne.

Comme symptôme du malaise ambiant, dans son dernier bilan annuel présenté au CSA Interrégional de Lyon, la conseillère carrière de la DI soulignait que 31% de l’ensemble de ses saisines concernaient des CPIP et que 36 d’entre eux l’avaient sollicités pour des raisons liées à la perte de sens et à des conflits de valeur avec leur métier.

Les arrêts de travail, les temps partiels thérapeutiques, les demandes de ruptures conventionnelles, de détachements ou de mises en disponibilité se multiplient et affectent la vie des services.

Dans les petites unités de travail et les petits SPIP à flux tendus, toutes ces fragilités et ces absences rendent les organisations de travail intenables puisque les marges de manœuvres sont réduites.

Les services reposent alors sur l’abnégation de quelques collègues contraints d’absorber toutes les carences et qui portent à bout de bras toute la masse de travail et les urgences.

En l’absence de renforts RH et face au grand plan social en cours dans les SPIP qui ne dit pas son nom, la situation cauchemardesque d’Abbeville dans la Somme où le SPIP est fermé 4 jours sur 5 faute de combattants pourrait être la ligne l’horizon ténébreuse de nos services.

➢ Cet été, dans l’Allier, des collègues CPIP ont été rappelés sur leurs congés pour tenter d’assurer la continuité du service. De Cusset jusqu’à Moulins, c’est l’asphyxie tant les manques RH sont criants !

➢ Dans le Cantal, la situation RH reste catastrophique : des collègues ont été de permanence cet été quinze jours d’affilés. Cette semaine, la moyenne du nombre de dossiers pour un CPIP à temps plein approche 140…Avec une maison d’arrêt à Aurillac dont le taux d’occupation avoisine les 150%.

➢ A Lyon, au sein de l’équipe des ASE, la situation RH était tellement en souffrance ces derniers mois que des collègues ASE de l’interrégion ont été sollicités pour ne pas mettre en péril la continuité du service public.

➢ Au SPIP de Villefranche sur Saône, après la dernière campagne de mobilité, la situation RH est tellement critique que l’on compte sur le renfort de collègues volontaires venus d’autres services proches avec des mises à disposition. Alors que leurs SPIP d’origine ne se portent guère mieux…

➢ La Haute-Savoie n’a pas été en reste en matière de crise RH cette année notamment au SPIP de Bonneville. L’arrivée inespérée de CPIP issus de la dernière promotion de l’ENAP va soulager les personnels…

➢ Et que dire de la situation de certains personnels administratifs obligés de travaillés sur plusieurs sites pour pallier là encore à de multiples manques de personnels ou garantir l’accueil des PPSMJ ? Ou d’autres pour qui poser des vacances se révèlent être un casse-tête inextricable ? La même problématique existe pour les petites équipes de CPIP oeuvrant à la SAS ou en MC ou gérant un QSL.

L’administration prend-elle la mesure du désastre et des conditions de travail qui n’ont jamais été aussi délétères ? S’inscrit-elle dans une logique de considération et de protection de ses personnels ?

Les priorités sont-elles redéfinies et adaptées aux souffrances RH ??

Bien au contraire, au lieu de réduire la voilure, on est dans la logique du toujours plus !!!!

TOUJOURS PLUS D’EXIGENCE, TOUJOURS PLUS DE MISSIONS, DE PROCESS ET DE PRIORITES :

Sé2PRO pour les personnels administratifs, extension des missions pour les ASE (nouvelles fiches de poste, gestion des BAR, GUIDE ARSE, DDSE…).

Pour les CPIP, pression sur les VIF, pression dans la lutte contre la radicalisation (avec la stratégie de lutte en MO à venir pour l’heure complètement hors-sol tant elle est susceptible de générer du travail en plus dans les services…) pression pour la rapidité des placements TIG, pression dans la gestion des DDSE, et toujours plus de rapports, de rendus compte, de vérifications, d’enquêtes, de démarches administratives imposées (RPO 1, 2, 3 et multiplication des guides et des référentiels rappelant tous les attendus) …

Et ceci au détriment d’un accompagnement global des PPSMJ…

Pour L’UR UFAP UNSa Justice de Lyon, les grands penseurs Parisiens, technocrates à n’en plus pouvoir, et les managers locaux aux ordres doivent céder la place à un pragmatisme et un réalisme dont ils démontrent être totalement dénués à longueur de projets déconnectés et d’une pression de tous les instants imposée aux SPIP depuis des années.

On constatera au passage l’impuissance générique de nos décideurs à travailler autrement que dans la violence et la coercition vis à vis des personnels sous leur joug…

Et ce ne sont pas les émissaires de l’EGIP et leurs orientations ubuesques comme celles de positionner les CPIP dans les tribunaux ou celles préconisant aux SPIP de revenir dans le game du présentenciel sans moyens RH assurés qui nous feront démentir.

Ces soi-disant « élites », sont tout simplement en train de dégoûter et d’écoeurer nombre de personnels, elles ont pourtant des agents de tous corps présents et motivés sur les établissements et SPIP essayant de sauver le navire Pénitentiaire tant bien que mal dans le marasme de leurs situations RH indigentes…

POUR L’UR UFAP UNSa Justice de Lyon, il n’y a qu’un remède pour sortir de la crise :

UN CHOC DES MOYENS !!!

Pour L’UR UFAP UNSa Justice de LYON : Le secrétaire général adjoint F.ROUSSET

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