Depuis le premier groupe de travail mis en place à la Direction Interrégionale de Bordeaux, faisant suite au protocole d’Incarville négocié par les organisations syndicales, aujourd’hui le constat est sans appel : beaucoup d’annonces, très peu de résultats, et une mise en œuvre largement défaillante.
La réalité ? Une mise en œuvre catastrophique qui frise l’irresponsabilité.
UNE FORMATION AU RABAIS
Peut-on sérieusement prétendre préparer des agents à des missions de haute dangerosité en 4 jours et demi ?
• Volume horaire dérisoire.
• Technicité survolée.
• Sentiment d’insécurité légitime pour les agents. La DISP joue avec la sécurité des personnels comme on joue au poker : à l’aveugle !
MATÉRIEL : LE NAUFRAGE DU SYSTÈME « SAGEO »
Le jour de l’inauguration, sous les yeux de l’ARPEJ et du DESP, le masque est tombé. Alors que notre organisation syndicale alertait depuis des mois sur l’inadaptation du dispositif SAGEO, la Direction a persisté dans son dogmatisme technocratique.
1. Résultat : Un système non opérationnel dès le départ.
2. Conséquence : Des agents contraints de partir en mission sensible sans moyens de communication fiables.
3. L’absurdité : L’achat de 8 casques « pansement » pour masquer un dispositif défaillant à 80 %.
Rappelons-le : Sans communication, il n’y a pas de sécurité. Sans sécurité, il ne doit pas y avoir de mission !
VOLONTAIRES, MAIS PAS CHAIR À CANON !
Les agents du PREJ de Bordeaux se sont portés volontaires avec professionnalisme et un sens du service. En retour, ils ne reçoivent que mépris opérationnel et bricolage administratif. Les promesses faites lors des visites officielles se sont évaporées sitôt les caméras parties.
« La sécurité n’est pas une option, c’est une obligation régalienne. »
L’UFAP UNSa Justice exige :
1. L’arrêt immédiat de l’improvisation sur les missions ESR.
2. Un plan de formation sérieux, à la hauteur des enjeux de sécurité et de technicité.
3. Le remplacement sans délai du matériel de communication par des outils adaptés au terrain, et non choisis dans des bureaux climatisés.
4. Une véritable écoute des agents de terrain qui, eux, connaissent la réalité des risques.
La Direction Interrégionale de Bordeaux doit sortir du déni. À force de privilégier la communication politique sur la sécurité réelle, elle vide les missions ESR de leur sens et met en péril l’intégrité physique de ses agents.
NOUS NE LAISSERONS PAS LE PREJ 33 DEVENIR LE SACRIFIÉ DE LA DIRECTION !
La Direction semble oublier une chose essentielle : si les agents du PREJ 33 se sont portés volontaires massivement, c’est par sens du devoir, pas pour servir de crash-test à une administration déconnectée.