Cette nuit, vers 19 heures, le filet antiprojection du centre pénitentiaire de Perpignan a été arraché par le vent et se retrouvait, en partie, dans le chemin de ronde. Un danger immédiat pour la sécurité des agents, pouvant faciliter un incident ou une évasion. Les pompiers, une équipe de police et la DIR 66 sont intervenus rapidement pour sécuriser la zone, retirer le filet et couper temporairement la D900, limitant ainsi les risques pour tous.
Nous alertons également sur le service de nuit, encore une fois en mode dégradé (9 agents au lieu de 12). Trois agents du service de nuit, non armés, ont dû remplacer trois agents armés pour assurer la surveillance d’un détenu à l’hôpital (une situation absurde et dangereuse), laissant seulement 6 personnels dans l’établissement pour garantir la sécurité de tous.
L’UFAP UNSa Justice a plusieurs fois alerté l’administration, notamment par lettre remise en main propre au Directeur de l’Administration Pénitentiaire (DAP) en mai lors de sa visite, sur l’état critique des installations, le manque de personnel et la surpopulation pénale : filets détériorés, grilles Pallières hors service, caméras hors service, système anti-drone et brouilleur de téléphones inopérants, hygiène dégradée (entre punaises et rats), stop écrou perpétuel et 39 agents manquants sur l’effectif…
Pourtant, peu de mesures concrètes ont été prises. Les agents, en mode dégradé, continuent de travailler de jour comme de nuit dans des conditions dangereuses et des infrastructures à bout de souffle, au péril de leur sécurité.
L’UFAP UNSa Justice souligne le professionnalisme de tous les intervenants et la résilience du service de nuit, qui ont assuré la sécurité de l’établissement malgré les conditions extrêmement difficiles.
L’UFAP UNSa Justice alerte une nouvelle fois l’administration avant qu’un drame ne survienne…
Pour le bureau local,
Le secrétaire Pierre Grousset