Ouverture de l’Unité Dédiée de Fleury-Mérogis : Après l’usine à gaz, le jouet qui fait des bulles !

L’UFAP-UNSa Justice rappelle que l’ensemble des organisations syndicales a rejeté le projet « Unités Dédiées » présenté par la DAP lors du CT-AP du 14 janvier 2016.

L’UFAP-UNSa Justice s’exprime régulièrement sur les unités dédiées, sur la détection de la radicalisation en lien avec l’islam militant et sur la prise en charge des détenus radicalisés.

Ce sujet est trop important pour être traité dans la précipitation avec pour seul fil conducteur l’affichage politique et pour seule volonté celle du « on ne pourra pas nous accuser d’avoir rien fait ».

Pour l’UFAP-UNSa Justice, les individus écroués pour des faits terroristes au nom de l’islam doivent faire l’objet d’une gestion spécifique et adaptée, rendue possible par une réforme du code de procédure pénale en matière terroriste.

Notre organisation demande à la DAP de solliciter de toute urgence l’autorité politique sur cette question.

Il convient de recourir à une mise à l’écart des terroristes islamistes au sein de véritables structures particulières avec une ETANCHEITE TOTALE.

Le 29 mars 2016 a vu l’ouverture des unités dédiées de Fleury-Mérogis.

Sous la houlette de sa Première Dame, elles sont la déclinaison parfaite de la note de cadrage de l’administration centrale.

Entre les détenus qui veulent, ceux qui ne veulent pas et ceux qui font semblant de vouloir, la question de l’adhésion de la population pénale se pose.

Quid de celle des personnels ?

L’administration ne s’en soucie guère : volontaire ou pas, qu’importe !

La sécurité au sein de ces UD est comme la séparation et la répartition des effectifs (UDE/UD PEC) : virtuelle !

Rien sur les fouilles de cellules, les palpations, les effets autorisés en cellule, l’ouverture des portes, la gestion des mouvements, les relations avec l’extérieur, les organigrammes, etc…. (Correspondances, mandats, accès au téléphone et contrôles).

Les personnels affectés au sein des UD, volontaires ou non, devront gérer des individus qui souhaitent nous détruire pour ce que nous sommes. C’est donc l’image de l’institution républicaine à détruire que voient les détenus qui y sont affectés. Faudra-t-il un événement dramatique pour comprendre que nous sommes dans une autre dimension ?

Sur la prise en charge des publics, comment peut-on envisager de mélanger lors de certaines activités des détenus en cours d’évaluation avec d’autres en cours de prise en charge ? Pour l’UFAP-UNSa Justice, cette interprétation de la « séparation relative » est hallucinante !

Avec le module « gestion du stress » et la pratique de la musculation, il est offert un conditionnement et une remise en forme à des individus qui se considèrent comme stigmatisés, marginalisés, voire pour certains qui ont déjà basculé.

Lors de la phase de prise en charge, le programme souhaite aborder l’esprit critique, le doute et l’altérité.

Comment parler de doutes d’esprit critique à des individus qui adhérent à un projet politique qui rejette la démocratie, qui désigne des responsables à abattre et qui propose un contre-modèle total ?

Le discours jihadiste donne des explications et offre une solution globale.

L’UFAP-UNSa Justice, considérant la nécessité et l’intérêt à agir face à ce danger, demande de toute urgence l’arrêt du processus des unités dédiées dans sa conception actuelle. A Fleury-Mérogis, comme sur les autres sites retenus, nous nous dirigeons vers un échec aux conséquences graves.

L’UFAP-UNSa Justice exige que la DAP convoque de toute urgence un « CT-AP » sur l’ensemble des thématiques relatives à la radicalisation en lien avec l’islam politique et à la gestion de la population pénale concernée.

Paris, le 31 mars 2016

Pour l’UFAP-UNSa Justice

Le Secrétaire Général

Jean-François FORGET

310316 – circulaire ouverture UD MAFM

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