Le, 19 Décembre 2025
Depuis plusieurs mois, les consignes se multiplient et s’empilent, sans tenir compte de la réalité des effectifs.
On exige des agents d’étage qu’ils accomplissent toujours plus de missions, alors même que les services sont en sous-effectif.
Ainsi, des ouvertures à deux sont exigées pour des détenus pourtant connus pour leurs problématiques et leur dangerosité.
De la même manière l’accompagnement systématique de certains détenus lors de tous leurs déplacements à l’extérieur du bâtiment est imposé, d’où l’existence à l’époque d’une brigade dédiée, ces missions avaient tout leur sens. Aujourd’hui, cette brigade n’existe plus, mais les contraintes, elles, demeurent.
L’Ufap a clairement le sentiment que ces notes de service servent avant tout à couvrir
l’administration, au détriment de la sécurité et des conditions de travail des personnels.
Au CP, on ouvre même les parapluies… même quand il fait beau.
La direction n’ignore pourtant pas qu’un agent ne peut quitter son étage sans risque. En cas d’incident durant cette absence, l’agent devra rendre des comptes. Résultat :
- S’il applique la consigne et qu’un incident survient sur l’étage : il devra s’expliquer.
- S’il refuse d’appliquer la consigne pour garantir la sécurité : il devra aussi s’expliquer. Quelle que soit la décision prise, l’agent est systématiquement perdant.
L’Ufap ne s’oppose pas aux consignes. Elle exige simplement de la cohérence, en adéquation avec les effectifs et des moyens réels.
Enfin, l’Ufap rappelle que s’il existe un mode dégradé pour les personnels, celui-ci doit
impérativement s’appliquer également aux activités proposées aux détenus.
La sécurité ne peut être à géométrie variable.
Le Secrétaire local Le Secrétaire local-adjoint PARMENTIER David LORENTE Custodio