samedi 14 décembre , 2019

PERPIGNAN : AGRESSION PRÉVISIBLE

Lundi, suite à un refus des surveillants du quartier mineur de passer des objets à un autre détenu (ce qui est interdit par le règlement), un détenu les a insultés en ces termes : « bande de fils de putes, allez niquer vos morts », tout en jetant des objets sur la porte de la cellule.

A l’ouverture de la cellule pour faire cesser le trouble, le détenu a sauté sur le surveillant. Il a fallu l’intervention de plusieurs personnels pour maîtriser le forcené.

Lors de la maîtrise, le détenu continuait à proférer ses amabilités : « je vais baiser vos filles, je vous retrouverai dehors ».

L’officier chargé du menottage s’est blessé à la main, et un surveillant du quartier mineur au cou et à l’épaule.

Malheureusement cet incident était prévisible. En effet, samedi déjà, ce détenu avait insulté un autre surveillant du quartier mineur : « fils de putes, SS de ses morts », et menacé le surveillant en ces termes : « Si tu veux un tête à tête vient dans la cellule ».

Pour l’UFAP UNSA JUSTICE , l’administration et les magistrats doivent arrêter leur angélisme vis-à-vis de ces délinquants.

On ne peut pas attendre qu’un détenu passe à l’acte alors qu’il a annoncé de le faire. Il faut cesser de brandir l’excuse de minorité pour ces sauvageons.

Un protocole a été signé pour isoler les détenus violents dans des quartiers spécifiques, et vu que les EPM construit sous Rachida Dati n’arrive pas à gérer ces détenus…

De même, il faudrait que l’on revienne à 14 jours de quartier disciplinaire pour les agressions sur personnel au lieu de 7 jours en vigueur à l’heure actuelle, pour les détenus mineurs.

La réinsertion ne consiste pas à assouplir la détention pour ces énergumènes. Ces derniers prennent plutôt cela pour de la faiblesse et cela les incite à passer à l’acte.

Les collègues blessés ont été examinés aux urgences et iront déposer plainte.

Le retard d’appel n’est pas souhaité par nos camarades mais une sanction pénale et disciplinaire exemplaire pour ce triste sire et un changement d’air à l’issu de son QD .

PIERRE GROUSSET
Le secrétaire local UFAP UNSA JUSTICE

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