mercredi 30 septembre , 2020

PFDA : Poste Fixe Durement Asphyxié

Quand on pense que tout se déroule bien, car une bonne action a été menée ( et mise en avant par d’autres), dés le lundi, retour à la réalité du terrain, celle dont le bureau local UFAP/Unsa justice se préoccupe.

La nouvelle lubie de notre administration, éradiquer toutes les heures supplémentaires !!!!

Au point que le DIOS va décider de la légalité ou non des heures effectuées par les agents en poste fixe.

Il est vrai que tous les agents effectuant des heures supplémentaire le font par envie et jamais dans l’intérêt du service ( il est connu que le personnel pénitentiaire n’a pas de conscience professionnelle)

Pour le bureau local UFAP/Unsa justice il est inconcevable que le DIOS valide ou non les heures effectuée par les agents sur le CP bourg en Bresse.

Comment depuis leurs beau bureau à la D.I. le DIOS peut savoir pourquoi et dans quelles conditions les heures ont été effectuées ? ( NDLR : Ils s’appuieront sur des documents que leur enverront les CE pour justifier les heures supps. C’est faisable, mais c’est une usine à gaz et ça va être un bordel sans nom).

Une preuve de plus de l’incompétence de nos têtes pensantes. Rendre tout plus technocratique, plus centralisé !

De moins en moins de surveillants, de moins en moins de personnels globalement, de plus en plus de missions, tout est dit…

Comment dans ces conditions là une telle décision a t-elle pu être prise.

Dans quel délai seront payées les heures supplémentaires si elles sont validées !!!!! Sachant que le DIOS est déjà dépassé par les événements !!!

Honte à vous !!!

Que se passera t-il quand un agent n’aura pas accompli ses tâches afin de ne pas générer d’heures supplémentaires ???

Il sera licencié comme ces personnels de supermarché ayant refusé le travail dominical ???

Le bureau local UFAP/Unsa justice ne peut pas concevoir qu’on puisse mettre en doute le besoin de réaliser des heures, alors même que les DIOS ont largement contribué à la conception des organigrammes de référence des établissements sur la base de 39h déjà à l’époque pour faire des économies. Cette formidable administration arrive à la fois à sous calibrer les ressources et à la culpabiliser de faire des heures supplémentaires, ce qui est pourtant de sa faute !

Si au moins ces quelques économies faites sur le dos du personnel servaient à bon escient, notamment pour revaloriser notre profession et ainsi attirer des candidats au concours d’accès au métier de surveillant…Mais même pas. Cette décision est un non sens profond qui fera l’objet d’un nouveau rétropédalage dès les premiers conflits sur ce sujet au T.A.

Alors afin de faire gagner du temps à tous l’UFAP/Unsa Justice réclame l’annulation pure et dure de cette décision injuste, imbécile inhumaine dans un contexte social déjà bien assez difficile pour tous.

Pour l’UFAP UNSa Justice Bourg en Bresse, Jonny De Faria ,PONT Olivier

A Bourg en Bresse, le 3 juin 2019

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