jeudi 29 octobre , 2020

POUR L’EXEMPLE ? – CD D’EYSSES

Depuis des années, les décisions politiques et les directives de l’administration pénitentiaire, en totale contradiction avec les réalités du terrain, ont fait, entre autres, que les effectifs dans les établissement sont en baisse et que le mode dégradé de nos détentions s’est généralisé. Les personnels pénitentiaires subissent de plein fouet cette violence.

Malgré cette dégradation des conditions de travail, on demande aux personnels d’assurer leurs missions et plus encore avec le professionnalisme qui est le leur.

Pour tenter de remédier à ces problèmes de ressource, des modifications de services ont vu le jour un peu partout et on expérimente même des gestion dites Respecto de la détention, censées faire diminuer la violence dans nos détentions et par la même occasion récupérer de la ressource en personnel.

Il n’y a pas si longtemps à Eysses le mode dégradé était monnaie courante et les personnels souffraient de cette situation.

Sous notre nouvelle direction des modifications dans la gestion de la détention ainsi que celle de la ressource ont permis un semblant de retour à la normale avec la promesse de trouver la ressource nécessaire au bon fonctionnement de notre établissement.

Le 04 Mai dernier un collègue a eu une demande d’explication parce qu’il refusait de tenir 2 étages car il manquait un personnel.

Le bureau local ufap/ unsa justice s’étonne de la brutalité de cette décision et se demande s’il n’était pas possible de gérer l’incident autrement, à moins que l’on ait voulu faire un exemple ?

Le bureau local ufap/ unsa justice se demande également si ce mode de gestion du personnel va devenir la norme ?

Que va-t-il se passer lorsqu’à Eysses tous les bâtiments vont ré-ouvrir ?

Dans quelles conditions vont travailler les agents? 3 le matin et 4 l’après-midi comme cela devrait être ou devons-nous craindre le retour du mode dégradé avec à la clef  une demande d’explication pour ceux qui refuseraient de voir leurs conditions de travail et leur sécurité se dégrader ?

Notre direction peut compter sur le professionnalisme de ses agents pour faire fonctionner l’établissement. Il est donc dommageable de voir refleurir la menace de la demande d’explication.

Le bureau local ufap/ unsa justice demande le classement sans suite de la procédure.

« Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. » 

Et bien pour bureau local ufap/ unsa justice nous considérons que les promesses engagent la responsabilité de ceux qui les font.

Le 11 05 2016     

Pour le bureau local    

Carlos RUIVO         

                                                                                                               

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