Communiqué: Pour l’UR de Bordeaux c’est NON car peut mieux faire!!!

Le 21/01/2018

Après avoir pris le temps de la consultation, il en ressort un Non à la signature du relevé de conclusions car ce n’est pas suffisant en termes d‘effectifs, de sécurité et d’attractivité du métier.
Nous ne rejetons pas bêtement cette négociation mais nous avons le devoir de l’abonder de nos revendications locales et régionales puisque nous serons devant les portes des prisons de Nouvelle Aquitaine dès demain pour un blocage massif.
Au vu des tentatives d’assassinats et d’actes terroristes subis par nos collègues depuis 10 jours, nous ne comprenons pas le positionnement du gouvernement. Nous sommes en droit d’exiger des mesures d’urgence comme l’abrogation de l’art 57, l’obtention de portiques modernes, de rayons X et la dotation de toutes les prisons de scanners corporels.
Chaque pénitentiaire sait que des unités dites étanches n’existent pas, c’est pourquoi il est urgent de réquisitionner des prisons pour les détenus terroristes afin de stopper la radicalisation rampante dans nos détentions. Ces prisons devront être adaptées en personnel formé et équipé avec un règlement, un régime de détention et disciplinaire spécifiques.
L’encellulement individuel devrait être un engagement du gouvernement dans les 5 ans et il devrait interdire dès demain l’ouverture de cellule par un agent seul. C’est le prix de la sécurité.
Nous revendiquons l’abandon de toutes applications de règles « RPE » qui donnent du pouvoir à la voyoucratie. Il faut remettre en place une politique d’affectation profilée sur les établissements et privilégier les régimes souples pour les détenus exemplaires.
Il faut organiser la fouille générale de tous les établissements avant la fin de l’année. Nous devons exiger une dotation rapide de brouilleurs téléphoniques, de tenues pare-coups dans toutes les prisons et autoriser le port de cagoules pour les interventions.
En matière de sécurité en missions extérieurs, il faut interdire les escortes à 2 agents et former tous les agents au port d’armes afin d’uniformiser et rendre cohérentes les pratiques professionnelles.

La proposition sur les effectifs est largement insuffisante pour couvrir le manque et les besoins urgents de personnel de tous corps et de tous grades confondus. La pénitentiaire souffre du manque de personnel pour fonctionner correctement depuis Juillet 2007 et la fameuse «Révision générale des politiques publiques» ! Ça va durer encore 10 ans?
Enfin, il va falloir trouver un calendrier rapidement afin de revoir l’attractivité du métier de surveillant avec le volet indemnitaire du métier : défiscalisation des heures supplémentaires au-delà du frictionnel, révision du taux TCBBS (Taux de Calcul pour la Compensation des Besoins du Service), décloisonnement et passage de la bonification du 1/5 ème en 1/4 ème avec un calcul sur l ensemble de la durée d activité etc mais aussi un volet social car il faut pouvoir, à minima, loger et nourrir gratuitement à l’École Nationale de l’Administration Pénitentiaire les jeunes recrues et les accompagner pour trouver des loyers très modérés lors de la primo-affectation.
L’insécurité et les conditions de vie au travail sont les premières revendications du mouvement social et à la lecture du relevé de conclusion la décision est sans appel, le compte n’y est pas.
L’Union Régionale UFAP-Unsa Justice de Bordeaux attendait depuis de nombreuses années le réveil des consciences et la révolte. On y est!! Il faut une véritable union des personnels en mettant de côté nos querelles afin de gagner cette guerre et ne jamais oublier que «L’argent ne sert à rien face à la mort».

Nos sommes dans l’urgence absolu ! Retrouvons-nous tous devant les portes lundi 22 Janvier 2018 dès 6 heures car il va falloir durcir la lutte pour que nos nationaux obtiennent plus du gouvernement!

Pour les bureaux Locaux de l’UR de Bordeaux
Pour le Bureau Régional
Anne Lise Guillot & Thierry Not
Didier Baigneux & Samuel Berhault

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