mardi 29 septembre , 2020

Pourquoi tant de mépris ?

Encore une fois, le bureau local UFAP UNSa Justice est amené à faire un amer constat.

L’encadrement du Centre de Détention D’ORLÉANS-SARAN a manqué l’occasion de nous faire part de sa faculté à mener à bien un projet avec l’ensemble des Personnels. Cette semaine de mise en place du régime différencié au CDH marque aussi la faillite de celles et ceux qui sont censés nous guider, nous orienter.

Force est de constater que ces gestionnaires ont réussi à créer un nouveau métier où ils en font encore moins et surtout où la maltraitance à agent est instituée en mode de gestion. Il y a quelques jours, les Personnels ont découvert par mail, ce même « copier- coller » affiché à l’attention de la population pénale, de la mise en place d’un régime différencié à compter de la semaine 23.

Pas un briefing afin d’informer les personnels, zéro mobilisation lors des prises de service, pas un mot des cheffes de bâtiment, pas un mot de la directrice en charge du projet à destination de ses ouailles.

Tantôt traité de bouffe gamelle sur simple dénonciation d’un détenu classé, tantôt confronté sur la coursive même aux détenus afin de le mettre en difficulté pour une promenade ou autres peccadilles, souvent soupçonné d’être l’informateur des personnes détenues, le surveillant est tout sauf au cœur du projet CDH. Ce projet, qui devait être un phare du « surveillant acteur » de la détention, est en fait une constellation d’ignominie à l’encontre des personnels.

Le surveillant référent a malheureusement été confisqué par un petit nombre de gens qui, à notre sens, n’a pas compris la portée du projet. Le travail collaboratif, partager les documents, avancer en mode projet « but commun, tâches partagées » que nous appelons de nos vœux, est bel et bien mort-né au CDH.

L’investissement des personnels est à la hauteur de la vision de leurs décideurs.

le bureau local UFAP UNSa Justice met en garde cette direction car elle ne saurait rester sans réagir devant tant d’arrogance, tant de mépris.

«Ce ne sont pas les mauvaises herbes qui étouffent les bons grains, c’est la négligence du cultivateur».

Nous exigeons la mise en place d’un groupe de travail concernant les notes du DAP et du Directeur Interrégional sur la place du Surveillant comme acteur de la détention avant les «États Généraux du surveillant acteur » prévus au mois de septembre 2019.

A Saran, le 3 juin 2019

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