dimanche 27 septembre , 2020

PREJ : Une gestion à la sauce lyonnaise – PREJ de RIOM

Le 20 juillet 2015, l’ARPEJ de Lyon a planifié le transfert de 6 détenus de la MA Riom à destination de la MA Villefranche sur Saône. Jusque là, rien d’anormal me direz-vous puisque les transferts administratifs font aussi partie des nouvelles missions des PREJ. Oui mais ce jour là, pour rogner sur les coûts et les effectifs, le nombre minimum d’agents d’escortes n’a pas été respecté. La doctrine d’emploi des PREJ prévoit un minimum de 3 agents, 1 gradé et 1 chauffeur pour un transport de 5 à 10 détenus (chapitre 5.1.3). Pourtant, ce lundi, la mission a été programmée avec 3 agents et 1 chauffeur comme pour le transport de 4 usagers contraints du service public (chapitre 5.1.2). Sécurité négligée !

Le 22 juillet 2015, les agents n’ont, une fois de plus, pas pu bénéficier des 11 heures légales de repos entre deux prises de service. La mission du 21 juillet a en effet été programmée avec une prise de service à 12h45 pour une fin de service à 19H55 (en réalité 21h45) et un équipage a du reprendre le service à 5h30 le lendemain, soit 9h35 de repos  programmé par l’ARPEJ mais en réalité les agents n’ont en fait bénéficié que de 7h45 de repos. Charte des temps bafouée !

Et malgré toute la bonne volonté dont font preuve les agents pour assurer la continuité du service dans ces conditions, l’ARPEJ enfonce le clou en faisant contrôler un agent en AT (arrachement d’un ligament lors d’un entrainement aux Techniques d’Interventions) car, se plait-il à répondre lorsque celui ci se renseigne sur les causes du contrôle: »C’est mon droit le plus strict ».  Harcèlement?!

Parlerons-nous des mesures prises pour faciliter le travail des agents en période de canicule? Elles sont inexistantes!!!! Il leur a même été reproché, par une température de plus de 35°C lors d’une mission dépassant largement les 13 heures, de porter un T-shirt sombre sous leur gilet pare-balles (alors que ce fonctionnement est adopté depuis longtemps par les forces de Police et de Gendarmerie). Mais il est vrai que pour des personnes travaillant dans des bureaux climatisés, le problème ne se pose évidemment pas de la même manière !

Tout ceci démontre, une fois de plus, toute la considération de la hiérarchie lyonnaise pour les agents PREJ.

Sécurité au rabais, conditions de travail usantes….il nous plait à penser que chacun saura prendre ses responsabilités lorsque surviendra l’incident

Riom le 23 juillet 2015.

Pour le bureau, le secrétaire adjoint:

Y.Champion

 

Related posts