Le mercredi 24 décembre 2025
Suite à un contrôle de cellule, les agents de la brigade QI/QD ont constaté qu’un caillebotis avait été scié dans la cellule d’un détenu, de 29 ans, relevant de la criminalité organisée, placé sous mandat de dépôt jusqu’en novembre 2027, pour meurtre et tentative de meurtre en bande organisée.
Lors de la ronde périmétrique, l’officier s’est aperçu que l’édicule renforcé de ce détenu avait également été scié. De plus, un autre détenu relevant de la criminalité organisée, que l’on avait déjà déplacé pour des faits similaires, avait de nouveau scié l’édicule de sa nouvelle cellule et endommagé le caillebotis.
Le constat est sans appel : La rotation de cellule de ces détenus du haut du spectre ne fait que déplacer le problème. À ce rythme, toutes les caillebotis et édicules du quartier d’isolement finiront endommagées.
Et pourtant, la seule réponse de l’administration reste la même : facturer 69 € de dégradation et muter les détenus dans une autre cellule.
Pour l’UFAP UNSa Justice, cette gestion est irresponsable. La sécurité du quartier d’isolement repose aujourd’hui uniquement sur la brigade QI/QD, leur gradé ainsi que le service de nuit. Il est temps de sortir du monde des Bisounours.
L’UFAP UNSa Justice demande :
*Une fouille complète du quartier d’isolement (lames de scie, portable, armes)
*Des sanctions disciplinaires fermes (les détenus mettent le feu et ne font jamais leur sanction disciplinaire)
*Le remboursement intégral des structures endommagées (caillebotis et édicules)
*Le transfert des deux détenus concernés vers des établissements adaptés sur le plan sécuritaire.
*Sécurisation réelle des cellules du Quartier d’Isolement
N’attendons pas que les personnels de nuit se retrouvent nez à nez avec ces profils dangereux suite à une évasion pour prendre des mesures sécuritaires.
Pour le bureau local
Le secrétaire Pierre Grousset