Organisation Syndicale Multi-Catégorielle

QUAND LA DIRECTION CONFOND BRUIT DE COULOIR ET FAUTE DISCIPLINAIRE

Une quinzaine d’agents en formation se sont retrouvés un midi pour déjeuner dans la brasserie d’un centre Leclerc.

Quinze collègues qui partagent un repas, cela discute, cela vit.

Mais la gérante de l’établissement en a décidé autrement : gênée par le bruit d’un groupe ordinaire, elle s’est empressée de dénoncer nos collègues auprès de notre direction.

DES LETTRES D’OBSERVATION ARBITRAIRES ET HORS CADRE

La réaction de la direction ne s’est pas faite attendre : envois massifs de lettres d’observation, distribuées sans aucun cadre disciplinaire, sans droit à la défense et sans possibilité pour les agents de s’expliquer.

Pire encore, la gérante a accusé les agents d’être partis en laissant une « ardoise » de 71.20 €

Une accusation infondée : après vérification, il s’agissait d’une simple erreur de caisse du restaurant. Tout avait été réglé au centime près !

Pourtant, le mal était fait :

  • Certains agents ont reçu une lettre d’observation mentionnant ce soi-disant impayé de 71.20 €.
  • D’autres ont reçu une lettre où cette mention n’apparaissait pas.

Une gestion à la tête du client, fondée sur des accusations mensongères.

DES ACCUSATIONS INFONDÉES ET DIFFAMATOIRES

Accuser publiquement des agents de vol ou de filouterie sans la moindre preuve porte un nom.

Rappel juridique – La diffamation au sens pénal :

L’article 29 de la loi du 29 juillet 1881 définit la diffamation comme « toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé ». Reprendre à son compte des accusations fausses pour sanctionner des salariés constitue un acte répréhensible.

À charge, il est toujours trop facile d’accabler les agents sur la simple parole d’un tiers. Mais un travail sérieux exige de recueillir l’ensemble des éléments de vérité avant de jeter l’opprobre sur des équipes.

Aujourd’hui, il est devenu plus facile de réprimer et de sanctionner que de reconnaître et feliciter le travail accompli.

NOS EXIGENCES

L’UFAP UNSa Justice ne laissera pas passer cette atteinte au respect et à la dignité des agents. Nous exigeons :

  1. Le retrait pur et simple de l’ensemble des lettres d’observation adressées aux agents.
  2. L’annulation complète et définitive de cette procédure abusive.
  3. Le respect strict des droits des agents et du principe du contradictoire.
    NE VOUS LAISSEZ PAS INTIMIDER. ENSEMBLE, FAISONS RESPECTER NOS DROITS!

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