Hier, vers 16 H 30, la direction nous a encore offert un bel exemple d’une gestion totalement incohérente : une escorte de niveau 2, composée de deux agents armés et d’un agent, a été mobilisée pour… une prise de sang et un avis psychiatrique ! Deux actes pourtant réalisables au sein même de notre établissement,
grâce à la présence d’une unité de soins dotée de personnel infirmier et d’un service médico- psychologique régional disposant de psychiatres. Mais au lieu d’utiliser nos ressources internes, la direction a préféré mobiliser une équipe entière, pour ensuite abaisser le niveau d’escorte au moment de la relève du service de nuit, la transformant en escorte de niveau 1 avec deux agents non armés seulement ! Tout cela pendant que le service de nuit tournait déjà en mode dégradé (-2 agents).
Au final : une extraction inutile à 18h, 7 agents mobilisés, et aucune logique opérationnelle. Nous en arrivons à une situation où la direction et le service médical crée des missions inutiles et bricole la sécurité pour masquer la pénurie d’effectifs.
L’UFAP UNSa Justice dénonce :
- L’absence totale de cohérence dans la gestion des soins et des missions extérieures ;
- La mise en danger des agents par la baisse injustifiée des niveaux d’escorte ;
- Le gaspillage des moyens humains dans un établissement déjà à bout de souffle.
L’UFAP UNSa Justice exige :
- Que les soins réalisables en interne soient effectués sur place ;
- Que les niveaux d’escorte soient maintenus selon les règles de sécurité ;
- Une politique de gestion, de recrutement et de formation adaptée aux réalités du terrain.
Assez d’improvisation, assez d’absurdité ! Nos collègues ne sont pas des variables d’ajustement.
Pour le bureau local,
Les secrétaires locaux Aurélien Miso et Pierre Grousset