QUI DOIT AVOIR HONTE…?

Centre Pénitentiaire de Mont de Marsan le 1 février 2018

C’est avec une certaine consternation, mais ce n’est pas la première fois, que nous découvrons le torchon diffusé par le syndicat FO Local et qui exprime toute la haine et le dégoût que son représentant éprouve envers une certaine partie des agents de Mont de Marsan.
Suite aux évènements tragiques qui se sont produits à Vendin-le-Vieil, un énorme élan de solidarité s’est mis en place à travers toute la France. Le jour même de cette manifestation ce sont 7 de nos collègues de Mont de Marsan qui se sont vu attaquer à leur tour, puis Tarascon, puis Borgo…à partir de ce moment là, les revendications des agents étaient très claires : Plus jamais ça, nous ne voulions plus servir de chair à canon pour des terroristes en mal de reconnaissance ou des délinquants incontrôlables et de plus en plus violents. Il fallait que la gestion de nos détentions et de nos détenus prenne un tournant assurément sécuritaire afin que de tels drames ne puissent plus se reproduire.
Mais voilà, au fil des jours et de la récupération du mouvement par le seul syndicat FO, auxquelles ces belles revendications prometteuses ne convenaient pas (car tout est bon à prendre pour faire du fric). Celles-ci ce sont estompées au fil des jours, pour finalement disparaître au profit d’une seule et unique revendication : la catégorie B, au détriment de la sécurité, point d’orgue du soulèvement.
Tu exprimes ton dégout face au « manque de respect aux victimes », il est vrai que la catégorie B de l’officier du CD2 qui s’est fait agresser, chez nous, a pu être utilisé comme bouclier et qu’aujourd’hui tout doit aller très bien pour elle et pour les autres. Mais la réponse est sans équivoque et c’est Non.
A combien estimes-tu le coup de poing, les coups de lames, les insultes, les menaces des agents meurtris dans leur âme et dans leur chair. Pourrais-tu les regarder tous en face et les remercier d’avoir pu augmenter ton salaire sur leur dos et leur souffrance.
Tu dis que tu vomis sur les agents qui ne t’ont pas suivi dans ton mouvement, car il n’y avait pour toi qu’une seule méthode et c’était la tienne et qu’en aucun cas il ne pouvait en être autrement. Personne n’avait le choix, ou tu suivais ou tu étais traité comme un paria, un casseur de mouvement, un agent qui ne soutenait en rien ses propres collègues, mais surtout pas de libre arbitre, ni de convictions propres. Et comme si la pagaille que tu as laissé ne suffisait pas, tu remets aujourd’hui de l’huile sur le feu, car il ne faudrait pas que cette rage s’éteigne trop vite et que les agents recommencent à travailler en toute sérénité et cohésion, comme ils ont prouvé qu’ils pouvaient l’être au début de ce conflit.
A tes yeux, à quelle salaire estimes tu que doit être payé un agent pénitentiaire afin qu’il la ferme et qu’il continue à se faire insulter, tabasser ou égorger sans rien dire et être le prochain à faire la une des journaux?

Pour le Bureau Local Ufap du CP Mont de Marsan
PIERROU Christelle

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