Ce dimanche, dès l’aube, l’irréparable a failli se produire. Un de nos collègues a été la cible d’une agression d’une violence inouïe, gratuite et préméditée.
Lors de l’appel du matin, un détenu de la Maison d’Arrêt exige une douche au mépris du règlement. Malgré les explications calmes et professionnelles de notre collègue, l’individu a tenté de lui trancher la gorge avec une arme artisanale.
Grâce à un réflexe salvateur et un courage exemplaire, notre collègue a évité le pire. Malgré l’état de choc, il a réussi à donner l’alerte, permettant la maîtrise de l’assaillant et sa mise en prévention au quartier disciplinaire.
La dangerosité de l’individu a été confirmée par la suite, avec la découverte de plusieurs armes arti- sanales dans sa cellule, en plus des multiples menaces verbales signalant son intention d’égorger un surveillant.
Cet acte intervient seulement 48 heures après la tentative de meurtre d’Aix-Luynes, illustrant une fois de plus l’escalade de la violence contre les personnels.
Le climat de tension permanente a fait une nouvelle victime dès le lendemain : un autre agent a été blessé lundi matin alors qu’il tentait de gérer un refus de réintégrer.
L’UFAP UNSa Justice rappelle que les revendications portées lors de la mobilisation du 13 novembre constituent des nécessités absolues pour la sécurité des agents. Aujourd’hui, les chiffres parlent d’eux-mêmes, avec une surpopulation de 224 % se traduisant par 93 matelas au sol et 16 quadru- plettes.
L’UFAP UNSale réaffirme, l’absence de caméras sur les coursives met le personnel en danger permanent !
L’UFAP UNSa Justice souhaite un prompt rétablissement à nos collègues. Leur courage et leur réactivité exemplaire méritent d’être salués. Et félicite l’ensemble des personnels intervenus pour leur professionnalisme.
L’UFAP UNSa exige que cet assaillant soit transféré dès la fin de sa sanction disciplinaire.
LE PIRE A ETE EVITE DE JUSTESSE !
Jusqu’à quand l’administration jouera-t-elle avec nos vies ?
Pour l’UFAP UNSa Justice
Coralie MARY