10 octobre, journée mondiale de la santé mentale
L’occasion de dire une vérité que la DAP refuse de regarder en face : derrière les murs des prisons, la folie progresse chaque jour et explose en agressions. Plus de 4000 violences physiques par an frappent nos collègues et une part écrasante est directement liée aux troubles psychiatriques. La DAP le sait, mais reste sourde et inerte.
INDIGENCE, LÂCHETÉ ET MANQUEMENTS COUPABLES SUR TOUTE LA LIGNE !
Alors que les lits d’hôpitaux psychiatriques disparaissent, les détentions deviennent des asiles de misère, gangrenées par la surpopulation et la drogue. Résultat ? Crises psychotiques, délires paranoïaques, automutilations et agressions sauvages ! Des attaques barbares, imprévisibles, à causes desquelles nos collègues finissent brûlés à l’huile bouillante ou poignardés avec des armes artisanales, face à des détenus en plein délire.
Et que fait l’Administration ? Rien, à part balader les malades d’un établissement à l’autre, avec quelques jours en UHSA ou SMPR… Déplacer le problème n’est pas le résoudre !
L’Administration Pénitentiaire a l’obligation de protéger les agents qui la servent. Va-t-elle attendre un nouveau drame, un nouveau mort pour agir ? Nous non !
Des solutions existent !
Elles sont connues : des Établissements Spécialisés et Adaptés, dotés de moyens de contention, de soins sous contrainte, avec un personnel de surveillance et médical en nombre, formé et épaulé. C’est la seule voie responsable, la seule qui permette de préserver la sécurité des agents.
Laisser pourrir la situation est un choix. Un choix criminel ! Car avec les fous comme avec les narco-trafiquants, l’inaction tue.
L’UFAP-UNSa Justice tire aujourd’hui le signal d’alarme : nous n’accepterons plus les excuses, les larmes ou les bougies après coup.
Nous exigeons des actes, des moyens et du courage politique :
DES ÉTABLISSEMENTS SPÉCIALISÉS et ADAPTÉS, MAINTENANT !
Le secrétaire général
Alexandre CABY