Le 10 décembre 2025
Le 27 novembre, près de 120 agents du bâtiment D découvrent qu’ils n’ont plus accès aux sanitaires.
Plus de toilettes, plus d’eau, plus de décence minimale.
Cause invoquée : un problème d’évacuation.
Conséquence immédiate : une centaine de fonctionnaires transformés en nomades du besoin naturel.
Le 28 novembre ?
Toujours rien. Le report au 1ᵉʳ décembre tombe, comme si attendre toujours plus était devenu une stratégie de gestion administrative.
Puis, le 1ᵉʳ décembre, la vérité :
la pompe de relevage est HS, délai annoncé : deux semaines, et encore… à confirmer.
Autrement dit : débrouillez-vous, et serrez les jambes.
Et la solution proposée, tenez-vous bien :
Envoyer les agents errer dans les autres bâtiments pour trouver un WC.
Une organisation improvisée, indigne et complètement déconnectée de la réalité du terrain. À ce niveau, on ne parle plus d’inconfort : on parle de mépris institutionnel.
À ce rythme, doit-on distribuer des bouteilles vides ? Des gobelets ? Des tickets prioritaires “urgence pipi”
Et il faut le dire clairement :
Si cette situation concernait nos pensionnaires, la réparation serait déjà faite, jour
et nuit s’il le fallait.
Mais pour les agents ? Silence radio.
Apparemment, laisser les fonctionnaires dans la honte et l’inconfort ne gêne personne tant qu’ils continuent de travailler.
Pour le Bureau Local
Fabrice RENOU